Le Paris Saint-Germain et la finale de la Coupe de France : 3e partie (années 2000)

Samedi, face à Rennes, le club de la capitale disputera sa 17e finale dans l’épreuve, et tentera surtout de soulever pour la 13e fois ce si prisé trophée, en tant que recordman dans la compétition (12 titres à ce jour). D’ici au Jour J, PSG.FR remonte le temps et retrace les finales jouées par les Rouge et Bleu, au fil des décennies. Aujourd’hui, focus sur les années 2000, où le club a ajouté 2 trophées dans son armoire, au terme de 4 finales disputées.

Acte 7 - 31 mai 2003, au Stade de France : AJ Auxerre – Paris Saint-Germain (2-1)

Ce soir-là, la magie de « Ronnie » n’aura finalement pas suffi. D’entrée, Ronaldinho avait pourtant réalisé un énième numéro, en glissant un ballon à Hugo Leal, dont la demi-volée avait mystifié Fabien Cool, le gardien bourguignon (21e). Le club de la capitale est devant, longtemps d’ailleurs, jusqu'à l'expulsion sévère du buteur parisien du soir à la 66e, et jusqu’à ce que Djibril Cissé surgisse et tacle en extension (76e). On attaque alors le moneytime, et l’AJA va sceller les débats, sur un missile signé Jean-Alain Boumsong sous la barre (89e). Pour la 6e étoile, il faudra patienter… mais seulement 12 petits mois.

Acte 8 - 29 mai 2004, au Stade de France : Paris Saint-Germain – LB Châteauroux (1-0)

Revanchards, les Rouge et Bleu retrouvent Saint-Denis et doivent se frotter à un invité surprise : Châteauroux, pensionnaire de L2. Après avoir bataillé en championnat avec Lyon tout au long de cette saison, les hommes de Vahid Halilhodzic (finalement dauphins de l’OL) veulent boucler cet exercice avec un titre en poche. La Berrichonne résiste avec aplomb, mais devra finalement plier devant la science du timing du buteur maison. Sur corner, l’inévitable Pedro Miguel Pauleta place une tête puissante après l’heure de jeu (65e). Une demi-heure plus tard, l'« Aigle des Açores » sera sur le podium, pour brandir la Coupe, au terme de sa première saison dans la capitale. C'est le premier trophée du Paris Saint-Germain depuis 1998.

Acte 9 - 29 avril 2006, au Stade de France : Paris Saint-Germain – Olympique de Marseille (2-1)

Sur le papier, il s’agissait d’un Classique. 90 minutes plus tard, cette finale va surtout devenir mythique. Parisiens VS Olympiens : cette affiche inédite annonçait des étincelles, et Bonaventure Kalou allumera d’entrée la mèche, en plaçant un pétard sous la transversale de Fabien Barthez (6e) ! L’autre éclair de cette soirée viendra de Vikash Dhorasoo, sur une frappe de feu, de près de 30 mètres (2-0, 49e), sa seule et unique réalisation sous le maillot parisien ! Toifilou Maoulida réduira certes l’écart (67e), mais c’est trop tard : « La Vieille Dame » a déjà désigné son favori ! Guy Lacombe et ses protégés peuvent exulter. Le parcage parisien aussi…

Acte 10 – 24 mai 2008, au Stade de France : Olympique Lyonnais – Paris Saint-Germain (1-0, a.p)

Les Rhodaniens, sacrés champions de France pour la 7e saison d’affilée, trembleront à plusieurs reprises dans cette partie… la transversale de leur gardien Grégory Coupet aussi ! En ce soir de mai, Pauleta tire sa révérence sous une ovation monstre du Stade de France, mais il aurait préféré une toute autre délivrance. Si Sylvain Armand se voit refusé un but pour un hors-jeu inexistant juste avant la pause, c'est en prolongations que Lyon s’adjuge la mise sur une action initiée par Karim Benzema, conclue par Sidney Govou (102e). L’OL s’offre donc un doublé Coupe-Championnat. Une décennie plus tard, c’est le Paris Saint-Germain qui est aujourd’hui habitué à pareil destin…

La suite et fin de cette saga Coupe de France sera à retrouver samedi, à quelques heures de cette finale 2019, avec un tour d’horizon des succès glanés depuis 2010 (6 finales parisiennes, 5 titres)…