Quelques semaines seulement après les championnats d’Europe, le circuit international se poursuit pour Sandrine Martinet-Aurières. Du 25 au 27 septembre, les meilleurs para judokas ont rendez-vous au Hualing Plaza de Tbilissi pour les championnats du monde IBSA.
À 43 ans, la championne paralympique de Rio 2016, également vice-championne paralympique à Paris en 2024, poursuit son aventure au plus haut niveau avec les Jeux de Los Angeles 2028 dans le viseur. Vice-championne du monde l’an dernier à Astana, la Parisienne retrouvera ce vendredi une compétition sur laquelle elle nourrit forcément de grandes ambitions. Une échéance qui intervient à peine plus d’un mois après sa médaille de bronze décrochée aux championnats d’Europe, le 14 août dernier.
« La préparation pour les Mondiaux s’est vraiment bien passée, même si elle a été assez courte. Les championnats d’Europe et les Mondiaux s’enchaînent et je n’ai pas forcément l’habitude d’avoir deux compétitions aussi proches. En para judo, nous avons environ six compétitions dans l’année et, comme je vis à La Réunion, j’essaie généralement d’en faire quatre. »
Classée tête de série numéro 4, Sandrine Martinet-Aurières débutera cette fois son parcours dès les huitièmes de finale, conséquence notamment d’un tableau plus fourni qu’à l’accoutumée. Une évolution que la Française accueille avec enthousiasme malgré une adversité toujours plus importante.
« Il va y avoir pas mal de nouvelles athlètes. La catégorie devient de plus en plus dense et cela va être très difficile, mais c’est une très bonne chose pour le développement du para judo. Je suis contente de voir une catégorie aussi fournie. Cela permet aussi de faire monter encore davantage le niveau d’adversité. »
Pour préparer cette échéance, la Parisienne a notamment axé une partie de son travail sur les nombreuses gauchères présentes dans sa catégorie. « J’ai beaucoup travaillé sur les configurations gauche-gauche parce qu’il y a beaucoup de gauchères parmi les meilleures de ma catégorie. C’était un point important de ma préparation. »
Le tirage au sort lui proposera d’ailleurs immédiatement un premier test de taille. Pour son entrée en lice, Sandrine Martinet-Aurières retrouvera la Turque Zeynep Bozdemir, face à laquelle elle s’était inclinée lors des derniers championnats d’Europe avant que cette dernière ne décroche le titre continental. L’occasion pour la Française de prendre sa revanche dès l’ouverture de son tournoi.
« Elle est extrêmement physique, donc finalement la rencontrer aussi tôt n’est peut-être pas une mauvaise chose. Le tirage est compliqué, mais si je veux être championne du monde, je dois battre tout le monde. »
Vice-championne du monde en 2025 et toujours animée par l’objectif Los Angeles 2028, Sandrine Martinet-Aurières tentera donc d’ajouter une nouvelle ligne majeure à un palmarès déjà important.
Horaires* :
Phase éliminatoire : 6H30
Phase finale : 15H15
*heures françaises
La compétition sera à suivre sur la chaîne YouTube de la Fédération internationale des sports pour aveugles.