Sandrine Martinet-Aurières (-52kg/J2) a une nouvelle fois répondu présente au rendez-vous mondial. À Tbilissi, la Parisienne est allée chercher la médaille de bronze au terme d’une longue journée de compétition.
Une performance qui s’est construite dans la difficulté. Pour son entrée en lice, Sandrine Martinet-Aurières retrouvait la Turque Zeynep Bozdemir, championne d’Europe en titre. La Française prenait rapidement l’ascendant dans le combat, sans toutefois parvenir à concrétiser sa domination. « C’est le combat que j’ai le plus dominé de la journée et pourtant c’est celui que je perds. J’ai réussi à la mettre en danger, mais sans aller suffisamment au bout de mes attaques. »
À trente secondes du terme, un changement de garde permettait finalement à la Turque de contrer la Parisienne et de marquer yuko. Malgré une dernière tentative pour inverser la tendance, Sandrine Martinet-Aurières s'est incliné et devait poursuivre sa journée par les repêchages.
Opposée à la Colombienne Eslendy Catalina Lamadrid Penuela, la Parisienne devait composer avec un début de combat particulièrement intense. Bousculée par le rythme imposé par son adversaire, elle faisait preuve de patience avant de saisir sa chance au sol. « Elle m’a mis énormément de pression dès le début et je n’avais pas forcément de solution. J’ai senti qu’elle ne pourrait peut-être pas tenir ce rythme pendant tout le combat. Une opportunité s’est présentée en ne-waza et j’ai su la saisir. Ce sont aussi ces combats-là qu’il faut savoir gagner. »
Une victoire importante qui lui permettait de poursuivre sa remontée et de retrouver Alesia Stepaniuk. Face à la championne du monde russe, Sandrine Martinet-Aurières livrait un nouveau combat accroché. Après avoir marqué yuko, puis concédé l’égalisation, la Parisienne trouvait une nouvelle ouverture avant de parfaitement gérer les dernières secondes. « C’était encore un très gros combat. Ça fait maintenant trois fois de suite que je la bats, alors que la saison dernière elle m’avait battue en finale des championnats d’Europe. »
Pour la médaille de bronze, Sandrine Martinet-Aurières retrouvait l’Indienne Kokila. Mise en difficulté et menée waza-ari, elle parvenait une nouvelle fois à s’adapter en cours de combat. Passée sur une garde à gauche, la Parisienne profitait d’une attaque de son adversaire pour la contrer dans la continuité du mouvement. D’abord annoncé waza-ari, le score était finalement transformé en ippon après vérification : le bronze était assuré. « Elle m’embêtait beaucoup et je ne trouvais pas énormément de solutions. J’ai décidé de passer à gauche et, lorsqu’elle a lancé son attaque, j’ai réussi à la contrer. Ça a été une compétition difficile, donc c’est une très belle médaille. »
Une troisième place qui permet à Sandrine Martinet-Aurières d’ajouter une huitième médaille mondiale à son immense palmarès, quatorze ans après avoir décroché la première à Rome.
Au-delà du podium, cette journée a également confirmé le niveau toujours plus relevé de la catégorie des -52kg/J2. De nouvelles concurrentes émergent tandis que les principales prétendantes restent au rendez-vous. « La catégorie se densifie vraiment. Il y a la Kirghize, la Colombienne, la Chinoise qui vient d’arriver, la Russe, les deux Turques, l’Indienne… Ça peut partir dans un sens comme dans l’autre sur beaucoup de combats. »
Avec quatre combats disputés sur une journée commencée très tôt, la Parisienne a également dû gérer une compétition particulièrement longue et exigeante. « On a rarement autant d’athlètes et je n’ai pas souvent eu à disputer quatre combats dans une même journée. Il faut aussi que je m’habitue à encaisser ce type de journée. Chaque combat a été âpre. »
Cette médaille de bronze permet également à la Parisienne de marquer de précieux points au classement mondial avant les prochains rendez-vous internationaux. Avec déjà quelques axes de progression clairement identifiés. « Le physique est là. Il me manque encore un peu d’accélération pour aller complètement au bout de mes actions et être plus impactante, à la fois pour marquer et vis-à-vis de l’arbitrage. Il y a encore des choses à améliorer, mais cette troisième place promet vraiment pour les prochaines compétitions. »