Du 14 au 16 août, les meilleurs para judokas européens ont rendez-vous au SNP Dome de Heidelberg, habitué à accueillir le Grand Prix IBSA d’Allemagne. Sélectionnée avec l’équipe de France, Sandrine Martinet sera engagée dès la première journée de compétition dans la catégorie des -52kg/J2 (classification des athlètes malvoyants).
Championne paralympique à Rio en 2016, vice-championne paralympique à Paris en 2024 et quintuple médaillée aux Jeux, la Parisienne continue, à 43 ans, d’évoluer au plus haut niveau international. À l’approche de cette nouvelle échéance, elle se présente en confiance après plusieurs semaines de préparation entre la Réunion et la métropole. « Physiquement, je suis bien, j’ai retrouvé un très bon cardio. Mon dos, qui a pu me poser quelques soucis par le passé, va très bien aussi. J’ai contracté une petite gêne à l’épaule durant la préparation, mais tout est rentré dans l’ordre. Je suis dans de très bonnes conditions », confie-t-elle.
Après plusieurs entraînements de masse à la Réunion, Sandrine Martinet a notamment rejoint Lyon pour un dernier stage avant de prendre la direction de l’Allemagne. Une préparation menée à distance du club, avec lequel le lien reste intact : « Malgré la distance, le club continue de croire en moi et de me soutenir. C’est hyper important pour moi », souligne-t-elle.
Vice-championne d’Europe en 2025, Sandrine Martinet avait été battue en finale par la Russe Alesia Stepaniuk, qui combattra ce vendredi sous bannière neutre. La Française s'était également incliné face sa principale rivale quelques mois plus tard aux championnats du monde, avant de renverser la tendance lors de leur dernier affrontement. Le 24 mars dernier, pour sa dernière sortie internationale, la Rouge & Bleue s’était en effet imposée face à Alesia Stepaniuk au Grand Prix de Tbilissi.
Un succès important avant leurs retrouvailles en Allemagne. « Je veux mon titre, évidemment. Mais au-delà, je veux continuer de marquer les esprits et montrer qu’au niveau européen, c’est moi qui suis devant », annonce Sandrine Martinet. La Parisienne entend également profiter de la compétition pour valider le travail réalisé ces derniers mois, notamment sur le plan technique : « J’ai envie de faire chuter, de valider les liaisons debout-sol. » Avec une ligne directrice inchangée : « Me méfier de tout le monde, donner mon maximum et ne pas avoir de regrets. »
Particularité de ces championnats d’Europe : les -52kg/J2 s’affronteront sous la forme d’une poule. Sandrine Martinet est ainsi assurée de disputer quatre combats, un format qui laisse davantage de possibilités de rebondir mais impose aussi de bien négocier chaque confrontation. Outre Alesia Stepaniuk, la Française retrouvera notamment la Turque Zeynep Bozdemir, adversaire particulièrement physique, ainsi que la Luxembourgeoise Caecillia Riedl et la Suisse Carmen Brussig.
Un plateau réduit en nombre mais relevé, dont la Parisienne se méfie : « La Russe est solide, la Turque très physique et il y a aussi des adversaires que l’on connaît moins qui peuvent nous surprendre. »
Au-delà de la quête d’un quatrième sacre européen, ce rendez-vous doit également permettre à Sandrine Martinet d’accumuler de précieux repères avant les championnats du monde, programmés du 25 au 27 septembre à Tbilissi, en Géorgie.
Vendredi 16 août
Phase éliminatoire : 9H
Phase finale : 15H
La compétition sera à suivre en direct sur la chaîne YouTube de l'IBSA.