7e entraîneur : Georges Peyroche (1979/83 - 1984/85 - 211 matches)

Attaquant international (trois sélections) à Saint-Etienne, Nîmes, Strasbourg et au Stade Français, il devient entraîneur à Lunel puis à Lille où il est limogé en novembre 1976 après quatre saisons. Débute alors une longue traversée du désert et une expérience mouvementée à Oudja (Maroc) avant d'être engagé par le PSG en 1979. Georges Peyroche débute un parcours sans-faute à Paris, remportant au passage deux coupes de France. Fatigué par la pression, il prend une année sabbatique… à la pêche mais ne résiste pas à l'appel du président Borelli, huit mois plus tard, pour qualifier son équipe en coupe UEFA. La saison suivante est décevante et les dirigeants le "démissionnent" au cours de la saison. Peyroche entraîne par la suite Périgueux, Quimper et Valenciennes, où il élimine le PSG lors de l’édition 1990 de la coupe de France.

8e entraîneur : Lucien Leduc (1983/84 - 38 matches)

C'est une personnalité du football et un technicien reconnu qui succède à Peyroche : Lucien Leduc, milieu de terrain de l'équipe de France (quatre sélections) a joué à Boulogne, Roubaix (champion de France en 1947), Sète, le Red-Star et le Racing avant d’entamer une carrière d'entraîneur à seulement... 34 ans. Il dirige successivement Annecy, Monaco (deux titres de champion en 1961 et 1963, une coupe de France en 1963), le Servette de Genève, Angers, Marseille, Reims, l'équipe d'Algérie puis Monaco où il remporte un nouveau championnat (1979). Proche de la retraite, il ne reste qu’une saison à Paris et laisse sa place avant la fin de la saison à son prédécesseur, Georges Peyroche.

9e entraîneur : Christian Coste (1984/85 - 15 matches)

Responsable du centre de formation du PSG, il remplace Peyroche après son limogeage. Buteur de l'équipe de France (cinq sélections, deux buts), Coste a joué à Sète, Lille, Reims, Laval, Thonon puis entraîné l'équipe suisse du Chenois pendant trois saisons. Sous sa direction, le PSG sauve sa place en première division avant d'être vaincu en finale de la coupe de France facpar Monaco. Malgré un bilan plutôt positif, il laisse sa place à Gérard Houllier, devient son adjoint et part un an plus tard entraîner Annecy. Depuis 2001, il occupe le poste de Directeur Technique National au Gabon où il dirige l’équipe féminine.

10e entraîneur : Gérard Houllier (1985/88 - 123 matches)

Ancien professeur d'anglais, Gérard Houllier joue au Touquet (1973-76) puis débute sa carrière d'entraîneur à 26 ans. Il dirige successivement Le Touquet, Noeux-les-Mines et Lens. Pour sa première saison au PSG, Houiller devient champion de France et donne à Paris le titre qu'il attendait depuis cinquante ans. La suite sera malheureusement moins heureuse. Après une mise à l'écart au profit de son adjoint Erick Mombaerts, il revient pour sauver le club de la relégation. En 1988, il rejoint la Fédération Française de Football. Adjoint de Michel Platini, Gérard Houllier devient sélectionneur de l'équipe de France mais doit abandonner son poste après la défaite tragique face à la Bulgarie le 17 novembre 1993 (1-2) au Parc des Princes. Il devient alors Directeur Technique National, entraîneur de la sélection des -18 ans (1994-96) puis des - 20 ans (1996-97). En 1998, Houllier quitte la France et rejoint les Reds de Liverpool avec lesquels il remporte la Coupe UEFA (2001), une coupe d’Angleterre (2001), deux coupes de la Ligue (2001 et 2003), un Charity Shield (2001) et une Super Coupe d’Europe (2001). Un palmarès impressionnant pour un homme qui a connu une attaque cardiaque en octobre 2001 le tenant éloigné des terrains quatre mois.

11e entraîneur : Erick Mombaerts (1988 - 8 matches)

Après avoir joué à Montargis, Nemours, l’INF Vichy, Lens, Noeux-Les-Mines et Montluçon, Mombaerts rejoint à 28 ans la Ligue d’Auvergne pour y occuper un poste de conseiller technique au sein de la DTN. Après le départ de Christian Coste, Gérard Houllier, qui l’a côtoyé à Noeux-Les-Mines, lui offre le poste de responsable du centre de formation du PSG à seulement 30 ans ! Suite à une série de huit rencontres sans victoire, Il remplace le futur entraîneur de Liverpool pour un règne de 55 jours à la tête de l’équipe pro, mais Francis Borelli préfère replacer Houllier au poste d’entraîneur pendant la trêve. Mombaerts retrouve donc son poste à la formation jusqu’en 1989, où il part entraîner Guingamp puis Cannes. En 1995, il retrouve un poste au sein de la DTN en Ligue Midi-Pyrénées avant de rejoindre Toulouse en 1999. Le club est alors en championnat national et retrouve cette saison la L1.

12e entraîneur : Tomislav Ivic (1988/90 - 86 matches)

Joueur au FC Split pendant treize ans, Ivic est un entraîneur réputé pour son palmarès : douze titres avec Hadjuk Split, l'Ajax d'Amsterdam, Anderlecht, Panathinaikos, Avellino et Porto. Avec Paris, il réussit une première saison remarquable et rate de peu le titre de champion. Mais la saison suivante le PSG déçoit. Ivic quitte alors le club et poursuit sa carrière de globe-trotter à l'Atletico Madrid, Marseille, Benfica, Fenerbahce, Porto, le Standard de Liège, occupe le poste de Directeur Technique National en Croatie et devient sélectionneur de l'Iran et des Emirats Arabes Unis ! Après une dernier passage à l’OM et un malaise cardiaque en décembre 2001, il met un terme à sa carrière à 68 ans.

13e entraîneur : Henri Michel (1990/91 - 41 matches)

Meneur de jeu de Nantes et de l'équipe de France (58 sélections, trois titres de champion et une coupe de France avec les Canaris), il devient l'assistant de Michel Hidalgo, alors sélectionneur de l'équipe de France. Avec les Bleus, Henri Michel remporte le titre olympique (1984), une troisième place en Coupe du Monde (1986) avant d'être démis de ses fonctions deux ans plus tard. Directeur Technique National, il répond favorablement aux propositions du PSG. Il quitte le club douze mois plus tard et devient par la suite le sélectionneur du Cameroun, de l'Arabie Saoudite, du Maroc, des Emirats Arabes Unis et de la Tunisie. Henri Michel a participé à trois phases finales de Coupe du Monde avec trois pays différents, une première dans l'histoire de cette compétition. Après une expérience en Grèce à l’Aris Salonique, il dirige à nouveau un club marocain, le Raja Casablanca, depuis février 2003.