1er entraîneur : Pierre Phelipon (1970/72 - 74 matches)

A 35 ans, après avoir joué successivement défenseur au Racing, au Stade Français, à Rouen, à Grenoble et à Angoulême, Phelipon devient le premier entraîneur du PSG en 1970, un an après avoir remplacé l’emblématique coach du Stade Sangermanois, Roger Quenolle. Il n'hésite pas à remettre les crampons pour renforcer la défense de son équipe et parvient à fédérer un effectif composé d’amateurs et de professionnels. Après une première saison réussie (champion de France du National), Pierre Phelipon dirige avec courage son équipe en première division malgré les rapports tendus entre Parisiens et Sangermanois. Il quitte le club en 1972 et poursuit sa carrière d'entraîneur à Bordeaux, Cambrai et Tours.

 

2e entraîneur : Robert Vicot (1972/75 - 131 matches)

Défenseur intraitable au Sporting Club de Toulon, Vicot met un terme à sa carrière et dirige Le Lavandou (1964) puis Châteauroux. Il débute au PSG en tant qu’entraîneur des jeunes (18 ans). Il mènera son groupe en demi-finale de la coupe Gambardella, puis prendra logiquement la succession de Phelipon en 1972. Daniel Hechter lui maintient sa confiance aux côtés de Justo Fontaine pendant deux saisons, mais au début de la saison 1975-76 la rupture est consommée entre les deux hommes. Vicot refuse la proposition des dirigeants parisiens qui souhaitent lui confier la direction de l’équipe réserve et le recrutement, et quitte la capitale. Il rebondit à Rouen avant d’entraîner le PFC puis l'équipe nationale du Gabon.

3e entraîneur : Justo Fontaine (1973/76 - 137 matches)

Buteur légendaire de Reims et de l'équipe de France (20 sélections et 30 buts), Fontaine détient toujours le record du meilleur buteur en phase finale de la Coupe du Monde (13 buts en 1958). Après une grave blessure à la jambe, il devient un éphémère sélectionneur tricolore en 1969 puis accepte le challenge de Daniel Hechter, qui souhaite bâtir une grande équipe de football à Paris. Il est le principal artisan de la montée en L1 en 1974, s’appuyant sur un football offensif et séduisant. Mais l’histoire d’amitié entre Daniel Hechter et Justo Fontaine se termine dans la douleur en 1976 : procès, indemnités pour rupture de contrat… Justo poursuivra sa carrière d’entraîneur à Toulouse, puis en dirigeant la sélection du Maroc.

4e entraîneur : Velibor Vasovic (1976/77 et 1978/79 - 73 matches)

International yougoslave (32 sélections, 2 buts), Vasovic a remporté en tant que joueur quatorze coupes et titres avec le Partizan, l'Etoile Rouge de Belgrade puis l'Ajax d'Amsterdam. Sa principale fierté : son succès en Coupe d'Europe des Clubs Champions avec l'Ajax de Johan Cruyff le 2 juin 1971, contre le Panathinaïkos (2-0). Entraîneur passionné, il dirige le Partizan de Belgrade et Angers avant de signer à Paris. Avec comme unique objectif, une qualification pour une coupe européenne. Malgré une saison positive, il échoue de peu et quitte le club, malgré une proposition de prolongation de contrat. Vasovic revient seize mois plus tard à la demande du président Borelli, mais les résultats sont décevants. Excédé par les pressions du syndicat des entraîneurs et de son président Guy Roux, il quitte soudainement la France en 1979. Vasovic poursuit sa carrière, entraînant notamment Ethnikos (Grèce) et l'Etoile Rouge de Belgrade. Atteint d’asthme, il cesse d’entraîner pour se consacrer à son métier d’avocat dans les années 90. Velibor Vasovic décède le 4 mars 2002, victime d’une crise cardiaque.

5e entraîneur : Jean-Michel Larqué (1977/78 - 48 matches)

Meneur de jeu de l'équipe de France (15 sélections) et capitaine de Saint-Etienne (sept titres de champion de France et quatre coupes nationales), Larqué met prématurément un terme à sa carrière en 1977 pour devenir l'entraîneur du PSG. L'absence de meneur de jeu l'oblige à revenir sur le terrain pour occuper un poste d’entraîneur-joueur, difficilement compatible avec le niveau et l’exigence de la L1. Paris se retrouve dernier du championnat et il décide de se consacrer uniquement au poste d’entraîneur. Les résultats sont moyens, constatant son échec, Larqué redevient alors simple joueur un an après son arrivée au PSG. Après avoir mis définitivement fin à sa carrière de joueur, il devient quelques semaines manager général du club, puis quitte le football professionnel et rejoint le Racing-Club de France avant de débuter une carrière de commentateur télé en duo avec son compère Thierry Roland.

6e entraîneur : Pierre Alonzo (1976/77, 1978/79, 1979/80 - 18 matches)

Joueur à Aïn-Temouchent et Avellaneda (Algérie), il rejoint la France en 1961, signe au Red-Star, puis à Cannes et termine sa carrière à Menton. En 1971, après avoir tenu un rôle d’éducateur auprès d’enfants délinquants ou atteints de déficiences intellectuelles, il obtient ses diplômes d’entraîneur. Alonzo dirige Saint-Tropez où il rencontre Daniel Hechter, dont il épouse la sœur. Il rejoint le PSG en 1976, dirige le centre de formation puis prend en main l'équipe première à trois reprises. Deux fois en duo avec Ilja Pantelic (1977) puis Camille Choquier (1979) pour assurer un intérim sans lendemain. En 1978, après le départ de Larqué, il semble enfin avoir la confiance de ses dirigeants. Malheureusement, Francis Borelli change rapidement d'avis et rappelle Vasovic, provoquant le départ d'Alonzo qui poursuit sa carrière à Périgueux, Nice et Cannes. Luis Fernandez, qui a débuté sous sa direction, en fait un adjoint précieux lors de son retour au PSG en 1994. Alonzo suit Luis à l'Athletic Bilbao, puis à Paris en décembre 2000 au poste d’entraîneur adjoint. Six mois plus tard, il prend sa retraite et quitte le monde du football professionnel. Il suit toujours avec attention les performances du PSG et de son fils Jérôme, gardien de but depuis deux saisons.