Une équipe en or

Troisième des championnats Ile-de-France il y a deux semaines, un podium qui avait donné à cette équipe masculine junior son ticket pour les championnats de France aujourd’hui à Villebon-sur-Yvette, le PSG Judo 2.0 a fêté ce dimanche un premier titre national par équipes dans cette catégorie d’âge.

Chartres (battu 5-0), les Morbihanais de Judo 56 (5-0), Vendée Judo (4-1), le Stade Bordelais (3-2) et l’Olympic Judo Nice (3-0) en finale ont été recalés par une génération amenée à incarner le nouveau PSG.

Un titre remporté avec autant de talent que d’autorité, mais aussi de cohésion. La clé du succès aujourd’hui, et même sans doute des valeurs qui vont compter pour l’avenir au-delà de l’or.

Dès le tirage au sort connu vers huit heures ce matin, Nicolas Mossion et Julien Boussuge, les deux entraîneurs, avaient identifié le point de bascule, sans doute le match le plus dur de la journée. Et si ce n’est pas un fait exprès, le même jour que Bordeaux-PSG en Ligue 1, ce serait Stade Bordelais-PSG Judo… Une équipe girondine bâtie pour ces championnats par équipes autour d’excellentes individualités, et titrée en cadets l’an passé. Une référence. Alors qu’Hugo Métifiot (-73kg) lançait l’équipe, Eniel Caroly (-81kg) se faisait contrer par le point fort Bordelais Giga Abuashvili, déjà vice-champion de France… senior 2018 alors qu’il n’est encore que junior.

Mais Tanou Keita marquait par deux fois et relançait Paris. 2-1 pour le PSG, mais le jeune Heydar Ouchen, même en allant au bout de lui-même, perdait au sol. Une finale avant l’heure et un cinquième combat décisif que remportait Israël Dakayev sur un étranglement, une technique qu’il maîtrise parfaitement.

Tanou Keita excellent aujourd’hui, tout comme Israël Dakayev, et, quand ce n’était pas ces deux-là, c’est Yhonice Goueffon (-66kg) qui gagnait avec autorité et une vraie qualité de judo, ses deux combats du jour ; c’est aussi Heydar Ouchen, un -55kg qui va faire parler de lui rapidement en -60kg qui s’envoyait, le solide -81kg Eniel Caroly, comme le +81kg Christopher Mvuama et l’autre -60kg Kevin Bourget, qui étaient là en secondes lames.

Une victoire obtenue en équipe qui faisait la fierté de Nicolas Mossion, les mots toujours pesés, y compris dans la victoire. « Pour la petite histoire, je ne savais pas si on allait aligner une équipe sur ce championnat, la priorité restant aux résultats individuels. Finalement, ça a été une demande de ces jeunes, ils ont parfaitement assumé. J’ai senti une vraie unité et c’est ce qui nous fait gagner aujourd’hui. C’était le mot d’ordre : rigueur, implication, ce qui n’est pas évident parce que le club se construit, que nous sommes attendus. Je voulais qu’ils restent concentrés. Après le titre national senior de Faiza Mokdar il y a quelques semaines (présente en tribune avec quelques-unes des combattants de l’équipe féminine, NDLR), c’est important. Nous faisons un sport individuel mais nous ne pouvons toutefois pas faire sans l’autre donc, avancer tous ensemble, c’est important. La construction passe par ce genre d’étapes. »