Riner et Djalo aux championnats du monde !

Le PSG sera bien représenté à Tashkent en Ouzbekistan pour les prochains championnats du monde de judo du 6 au 13 octobre. Le champion de France des -81kg Alpha Oumar Djalo a brillamment emporté sa sélection et le roi Riner est de retour pour… un onzième titre possible !

Il avait dit : « dix, c’est un bon chiffre ». La « decima » s’était donc conclue en novembre 2017, il y aura presque cinq ans de cela à quelques jours près, au moment où le plus grand champion de l’histoire du judo, tournant comme un lion en cage, se préparera à entrer sur le tapis pour le premier combat de sa onzième levée mondiale potentielle, à Tashkent en Ouzbekistan. Entretemps, le décuple champion du monde s’était concentré sur un troisième titre olympique individuel. Il est revenu de Tokyo l’année dernière avec ce troisième titre, mais en par équipe, et le bronze « seulement » en individuel. Belle moisson, mais petite frustration, qui a engendré un beau cadeau pour les fans du judoka parisien : une détermination encore plus grande à se rendre aux Jeux de Paris 2024 pour gagner. Cette fois, le poids lourd parisien ne joue pas à cache-cache avec ses adversaires. Revenu début juillet avec l’or du Grand Chelem de Budapest, un après Tokyo, la Légende de trente-trois ans compte faire parler la poudre à Tashkent ! Objectif : prendre des points pour être bien placé dans deux ans au tirage du tournoi olympique… et faire peur à l’opposition. Le retour de Teddy Riner sur un championnat du monde, c’est déjà un beau frisson. 

Alpha a un plan
Le néo-Parisien Alpha Oumar Djalo (-81kg)  est aussi de la partie. Candidat malheureux à la qualification aux Jeux, il a beaucoup appris de cet échec. Il avait annoncé en interview que ce serait différent sur cette olympiade et les faits vont dans son sens. « Ce n’est pas ma première sélection mondiale, mais celle-ci a une saveur particulière, parce que j’avais un plan, que je m’y suis tenu, et que ça fonctionné. Cette sélection, j’ai vraiment su la provoquer ». Champion de France en novembre dernier, le meilleur Français de la catégorie a dissipé toutes les interrogations avec un coup d’éclat : la victoire au Grand Prix de Zagreb, une dizaine de jours avant l’annonce de la sélection mondiale. Lors de ce tournoi, il s’offre le n°1 mondial de vingt-deux ans, le Géorgien Tato Grigalashvili, battu par ippon, et l’ancien champion du monde et récent vice-champion olympique, le redoutable Saeid Mollaei (AZE), qu’il écarte sur un mouvement d’anthologie. Ce qui a changé ? « La stabilité que je trouve au club et la confiance que je prends avec ce que m’amène l’équipe d’encadrement du PSG, Nicolas, Flo et Julien [Nicolas Mossion, Florent Urani et Julien Boussuge, NDLR]. Avec eux, je fais du suivi video, on prépare des scénarii de combat pour chaque adversaire, c’est le genre de choses dont j’ai besoin ».
Alpha Oumar Djalo ira donc à ces championnats du monde avec l’idée qu’il est temps de prendre les opportunités qu’il s’offre désormais pour ramener les médailles qui comptent vraiment. « J’y vais pour moi, et pour prouver à ceux qui me font confiance que ce n’est pas usurpé. Je vais aborder ce rendez-vous mondial comme une compétition normale et faire ce que je sais faire, en tâchant de faire tomber et de prendre du plaisir ». À vingt-cinq ans, le champion de France parisien aborde un nouveau versant de sa carrière. Un versant doré, évidemment. 

Trois plus deux, égal cinq

L’arrivée des deux « PSG boys » dans la sélection renforce d’autant la présence parisienne dans cette équipe de France de judo dans laquelle sont déjà sélectionnées trois Parisiennes du côté des filles, Amandine Buchard (-52kg), Marie-Eve Gahié (-70kg) et Romane Dicko (+78kg). Si on compte bien, avec cinq représentants le PSG est le club français le plus représenté dans cette sélection pour les championnats du monde. Avec une grosse promesse de médailles.