Marie-Ève Gahié : « Je me sens bien, c’est le plus important »

En pleine préparation pour sa rentrée au Grand Chelem de Budapest (23-25 octobre) après huit mois sans compétition, la championne du monde 2019, arrivée au PSG Judo cet été, a déjà trouvé ses marques chez les Rouge et Bleu.

Voilà un mois que tu as rejoint le PSG Judo, comment s’est passée ton intégration ?
« J’ai reçu un très bel accueil au club, dans un groupe où je connaissais déjà quasiment tout le monde. Je n’avais pas d’appréhension de ce point de vue, et tout s’est parfaitement déroulé. Comme sur cette semaine de cohésion qui a précédé les championnats de France par équipes des masculins, où nous avons pu passer du temps tous ensemble, alors que c’était jusque-là plus compliqué avec le groupe INSEP dont je fais partie, qui ne pouvait pas aller s’entraîner en club.

Tes premiers échanges avec le staff ?
Avant de réellement commencer à travailler ensemble, Laurent (Calléja, entraîneur du groupe élite) est encore dans une phase d’observation lors de mes entraînements. Mais les petits détails qu’il commence déjà à me faire corriger me font dire qu’il va m’apporter et m’être bénéfique.

Marie-Ève Gahié (février 2020) 1

Qu’attends-tu de ce retour à la compétition en Hongrie ?
Je ne vais pas le cacher : je suis contente de renouer avec la compétition, comme j’ai été soulagée de reprendre l’entraînement après ces longues semaines sur mon tapis de course dans mon appartement. Je me tiens prête quoi qu’il puisse arriver d’ici là (un stage de l’équipe de France prévu cette semaine aux Pays-Bas a été annulé à la dernière minute à cause de tests positifs au coronavirus Covid-19 parmi l’équipe néerlandaise, NDLR). Je vais faire en sorte que tout se passe bien, et je partirai confiante à Budapest. Après, ce ne sont pas des championnats, dont si la compétitrice que je suis y va pour l’emporter, il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une reprise après une pause inédite et une préparation difficile pour tout le monde.

Saurais-tu estimer ton niveau actuellement ?
Étant donné qu’il n’y a rien de comparable avec la période que l’on vient tous de vivre, c’est compliqué de savoir où j’en suis. Je me sens bien, c’est le plus important. J’ai mis à profit cette longue période sans judo pour prendre du temps pour moi, pour aller piocher dans d’autres disciplines afin d’innover dans mon entraînement, pour prier en famille aussi. Il n’y a pas de hasard dans tout ce que l’on vit, et j’ai donc réussi à prendre les choses du bon côté. Depuis la reprise, on en a bavé, mais cela veut dire que l’on est sur la bonne voie pour revenir au top niveau. »