Lumière sur... Widdman Laudort et Hugo Métifiot

Continuez de découvrir les combattants du PSG Judo avec, dans ce nouveau volet, deux coups de projecteur sur Widdman Laudort (-66kg) et Hugo Métifiot (-73kg), champion de France juniors 2018.

-66kg Widdman Laudort, l’extra-lucide

Cristolien de naissance, Widdman Laudort est comme à la maison lorsqu’il pousse les portes du dojo du PSG rue Vandrezanne. Il y retrouve en effet Nicolas Mossion, qu’il a côtoyé durant ses quatre années au pôle espoirs de Brétigny-sur-Orge, mais aussi Julien Boussuge, qui n’était autre que son professeur au Dojo Villecresnois. « C’est tout simplement parfait pour moi puisqu’ils me connaissent sur le bout des ongles et le feeling est très bon entre nous », savoure ce dingue de football, très habile manette en main lorsqu’il évolue… avec le PSG. « J’opte souvent pour un milieu technique avec Marco Verratti et Angel Di Maria, et pour les longues passes en avant, je choisis forcément Kylian Mbappé. » Le champion du monde français que le jeune judoka a pu rencontrer lors de l’inauguration de la section en octobre dernier, en attendant de croiser un jour la route du Brésilien Neymar, l’une de ses idoles sportives. En aucun cas pour lui faire goûter son morote-seoi-nage, sa technique d’épaule favorite que son mètre soixante-huit lui permet de parfaitement exécuter sur les plus longilignes. Triple médaillé de bronze national (en 2014 et 2015 chez les cadets, l’an passé en juniors), il mesure aujourd’hui les étapes successives à valider pour mener au mieux sa carrière : « Gagner les France seniors, rentrer à l’INSEP, disputer des tournois internationaux, y briller pour intégrer le groupe olympique, et enfin tout faire pour devenir un grand champion ». Avant de se prédestiner à une reconversion dans le monde de l’entraînement, inspiré notamment par le professionnalisme qu’il observe chaque jour au cœur du club parisien. « Avec les sections handball et football notamment, on se rend bien compte des ingrédients qu’il faut mettre tous les jours pour être performant et durer dans le haut niveau. Ce sont de vraies leçons à retenir pour avancer efficacement. »

-73kg Hugo Métifiot, l’obstiné

« Plus que talentueux, je suis un travailleur. Et étant très têtu, je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour obtenir ce que je veux. » À vingt ans, celui qui a fait ses premiers pas sur un tatami du côté du JC Montélier dans la Drôme n’y va pas par quatre chemins et fait de ses ambitions sa force au quotidien. Gaucher en judogi mais droitier dans la vie, il comptait déjà à son palmarès trois médailles nationales avant son premier titre juniors décroché à Villebon-sur-Yvette en mars, mais aussi une médaille de bronze aux championnats d’Europe cadets en 2016. Septième des mondiaux juniors en fin d’année 2017, il disputait même une poule de sélection à quatre athlètes pour prétendre à combattre aux championnats d’Europe seniors 2018. Capitaine officieux de cette nouvelle génération de judokas parisiens, ce féru de piano depuis ses huit ans voit également loin pour la section judo du club de la capitale. « C’est une nouvelle aventure très passionnante, avec un groupe soudé qui se connaissait déjà avant de porter les couleurs du PSG. On a tous envie de monter sur les plus beaux podiums, pour refaire parler du PSG Judo et lui redonner ses lettres de noblesse dans le milieu. Pour cela, on peut notamment compter sur l’aura de Djamel (Bouras), qui a connu la première vie du club et nous fait profiter de toute son expérience. » Le respect des aînés, Hugo le cultive depuis son plus jeune âge, avec une anecdote fondatrice dans sa construction d’athlète de haut niveau. « Lorsque j’ai obtenu ma ceinture noire en 2014, j’ai dû combattre avec Patrice Léger, l’un de mes entraîneurs au Dojo Romanais. Il ne faisait jamais randori (combat d’entraînement) avec nous et, vu la différence d’âge, c’était un « papy » pour moi. La leçon qu’il m’a mise lors de notre combat m’a bien fait comprendre que j’avais encore beaucoup à faire pour progresser et que je n’étais qu’au tout début du voyage… »