Teddy Riner s’envole pour le Japon

S’il a différé sa reprise en compétition et ne disputera vraisemblablement ni les championnats du monde individuels ni l’épreuve par équipes mixtes fin août à Tokyo – ce qu’il souhaitait initialement, Teddy Riner ne ménage néanmoins pas ses efforts en ce début de printemps.

À l’instar de cinq de ses jeunes camarades de club il y a quelques semaines le double champion olympique parisien s’envole au Japon ce lundi pour un stage d’une quinzaine de jours. « J’ai hâte ! Le Japon, c’est dur, mais cela reste souvent un moment très agréable pour moi. Il y a de l’exigence là-bas et j’aime ça. Je n’ai pas repris sur le Grand Prix de Marrakech en mars comme je le pensais, la faute à quelques petites blessures et parce que je ne me sentais pas encore prêt. Là, sur le plan du judo, je me trouve vraiment bien et, physiquement, j’ai beaucoup progressé. Mine de rien, le fait d’avoir trouvé un bon rythme d’entraînement fait que les pépins physiques se règlent. Je suis comme tout le monde (sourire) : après avoir breaké en 2018, il a fallu se réhabituer à l’effort, le corps a souffert au début, mais nous avons refait un gros travail de gainage et je le sens. »

Un Teddy Riner qui part avec deux membres de l’équipe de France et son sparring-partner, Nico Kanning. « J’aime bien ce côté petit groupe parce que tu restes très concentré sur l’essentiel. » Au menu : l’équipe nationale japonaise au Kodokan de Tokyo, le temple du judo japonais, et un passage en fin de séjour par l’université de Kokushikan, réputée comme l’une des trois meilleures du pays sur le plan du judo.

Le retour à la compétition ? « J’en saurai davantage au retour de ce stage au Japon, mais peut-être que je pourrais m’aligner sur le Grand Prix de Hohhot, en Chine, fin mai. Je reste serein, je continue de vouloir me qualifier le plus vite possible pour les Jeux de Tokyo, mais ce ne sont pas les dates qui manquent dans le calendrier international. Je ne m’inquiète donc pas. » Un décuple champion du monde sûr de lui pour une approche millimétrée de son retour sur le circuit, et pour lequel seul un événement compte : être prêt dans 461 jours (Il combattra le 31 juillet 2020) pour les Jeux olympiques.