Neymar Jr : pour l’amour du jeu

Equipe première

Avant de retrouver les altitudes de la compétition, retour sur une saison riche en rebondissements pour l’attaquant du Paris Saint-Germain.

Là où Neymar Jr se sent le mieux, c’est sur un terrain de football. Le Brésilien ne fait d’ailleurs pas de mystère sur la frustration qu’ont pu engendrer les blessures les saisons passées. Mais cette saison, c’est bien sur le rectangle vert que les meilleures réponses ont été livrées.

Décisif toutes les 71 minutes toutes compétitions confondues en 2019-2020, Neymar Jr continue de régaler face au but, mais aussi dans les petits espaces, sur son couloir ou dans la largeur du terrain. Une implication de tous les instants, saluée semaine après semaine par son entraîneur.

Maître dans l'art de dribbler, personne n'en réussi plus que lui (6 dribbles en moyenne par match) dans les 5 grands championnats européens.
Évidemment, l’art de chatouiller le cuir ne l’immunise pas contre les velléités, ce qui explique pourquoi il est aussi le joueur subissant le plus de fautes par matches en Ligue 1 (4,1 fautes en moyenne).

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Et sur le terrain alors ?

Et bien pour son retour dans l’antre du Parc des Princes, c’est dès son premier match, face à la formation strasbourgeoise, que le Parisien souhaitait redonner vie à ses crampons. Dans un rôle de n°10, il avait conjugué des dribbles chaloupés à des jolis gestes en cascade. Chahuté mais insubmersible, c’est contre les vents contraires qu’il avait délivré les siens, sur le fil du rasoir, en inscrivant l’ultime but de la rencontre, à la 92e minute (1-0), d’un superbe retourné acrobatique sorti de nulle part.

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Il n’a d’ailleurs pas fallu attendre bien longtemps pour le revoir dans ses œuvres. Rebelote le match suivant, cette fois sur l’aile gauche et face à l’Olympique Lyonnais. Entre deux percées, et d’innombrables tentatives refrénées (pas moins de 5 tirs cadrés), c’est un tir du pied gauche, à 3 minutes de la fin du temps règlementaire, qui aura offert au Groupama Stadium l'unique but de la rencontre, en guise de bouquet final (0-1).

Un nouveau but face à Bordeaux une semaine plus tard, puis la journée suivante contre Angers. Et la machine était lancée. Voilà qui démontrait en tout cas, dès le début de cet exercice 2019-2020, la volonté d’un joueur de s’émanciper de tout ce que le vacarme médiatique pouvait altérer. De montrer qu’on peut racheter le cœur d’une capitale en offrant les frissons qu’elle mérite. Fluctuat nec mergitur…

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Entre le 4 décembre et le 1er février, il ne lui aura fallu que 8 journées de championnat pour être impliqué dans la bagatelle de 15 buts : 9 réalisations pour 6 passes décisives. Le moment idoine, aussi, pour que le tandem formé avec Kylian Mbappé ne révèle sa quintessence.

C’est dans la froideur de ce mois de décembre, d’ailleurs, que le duo a encore régalé. Face à Galatasaray pour clôturer en beauté une phase de groupes de Champions League presque parfaite, Neymar Jr s’était mué en véritable dépositaire du jeu parisien. Entre accélérations foudroyantes, longues ouvertures et combinaisons explosives avec le Français, c’est d'une belle passe tranchante vers le champion du monde que Ney avait amené l'ouverture du score de Mauro Icardi, avant de décaler parfaitement Pablo Sarabia sur le second but, de s’offrir le 3e bien servi sur une talonnade de Kylian Mbappé et d’envoyer ce dernier sur orbite pour le 4e. Le tout, avant d’offrir le penalty du 5e à Edinson Cavani (5-0).

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Et c’est encore dans la compétition continentale que l’international auriverde a fait parler la poudre. Auteur de l’unique but parisien lors du 8e de finale aller face au Borussia Dortmund, permettant aux Parisiens de rester en vie (2-1), c’est aussi lui qui a sonné la révolte en terres franciliennes, malgré son manque de rythme. Électron libre aimanté par les ballons mais avec des défenseurs collés aux crampons, c’est donc de la tête que Ney avait, sur corner, ouvert le score en faveur du Paris Saint-Germain (2-0). Quand l’orgueil individuel exalte et sublime un défi collectif.

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« Neymar est toujours la clé, défensivement et offensivement. Il est toujours fiable dans les matches importants. Il travaille beaucoup, est toujours là, est très intelligent contre le ballon. Et on a vu qu’il a gagné en capacité après le match aller, parce qu’il était blessé avant. Il prend ses responsabilités. Cela donne à tout le monde une bonne impression », s’est d’ailleurs enthousiasmé Thomas Tuchel au micro de PSG TV en revenant sur la qualification des siens.

Reste que la saison est loin d’être finie. L’attaquant de 28 ans, qui a déjà inscrit 69 buts et délivré 36 passes décisives en 80 matches avec le club de la capitale, a encore de belles échéances devant lui, dont deux finales de coupes nationales, et le quart de finale de Champions League qui se profile du côté de Lisbonne.

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« Je suis prêt et ravi de revenir, je pense beaucoup à la Champions League évidemment. Nous avons, avec un groupe solide, conquis une qualification historique, avec de l’engouement et du dévouement. Je suis impatient de retrouver le terrain et, si c’est la volonté de Dieu, de faire l’histoire », s’est confié l’intéressé. Et ça tombe bien, les terrains lui manquent autant qu’il manque aux terrains.