L’initiative Carte Blanche du PSG met à l’honneur des créations de professionnels du monde de la photo. Pour vous offrir un regard différent et neuf sur le club, les joueurs, le staff et le Parc des Princes, ils ont désormais Carte Blanche.
Photographe plasticien, j'explore les limites de la photo en l'associant à d'autre médiums pour styliser l’image et aller au plus près de ma vision. Ici, après avoir shooté un match de ligue des champions au Parc des princes, je redessine ensuite sur le tirage photo aux crayons. Ce procédé me permet d'amplifier et de réhausser certaines couleurs, de modeler la lumière pour apporter du relief, de donner du mouvement et de la dynamique à l'image fixe en affirmant les traits de crayons pour accompagner et prolonger le geste d'un joueur ou de supporters agitant des drapeaux.
Chris Morin-Eitner
Né en 1968, Chris Morin-Eitner est un architecte devenu conteur d’images. Photographe voyageur et plasticien, il arpente les métropoles comme on explore une jungle, traquant dans le béton la promesse d’un recommencement. Sa révélation a eu lieu en 2007, au cœur des ruines d’Angkor : face aux pierres avalées par les racines, il a vu la vanité de nos constructions et la force tranquille de la nature qui retrouve toujours patiemment sa place.
Depuis, son œuvre invente un monde fantastique et réaliste, où les gratte-ciels s’effritent sous les lianes, où les villes se parent de forêts, où l’Anthropocène bascule dans un conte visuel. Chaque image, composée de centaines de photos accumulés lors de ses voyages, devient une vision foisonnante, peuplée d’animaux, de végétations, de couleurs éclatantes.
En inversant le rapport de domination entre l’homme et son environnement, Chris Morin-Eitner offre à la nature une place centrale, presque souveraine. Ses paysages sont autant de ruines rassurantes, promesses d’urbanisme vivant, invitations à repenser notre manière d’habiter le monde.