Suivez la règle des Jeux

Depuis la mi-mars, nous sommes entrés dans les cinq cents derniers jours nous séparant de la cérémonie d’ouverture des XXXIIes Jeux Olympiques modernes à Tokyo. Une période qui peut sembler longue à première vue, mais qui promet de filer à toute allure pour les athlètes lorgnant les sélections olympiques. Rien qu’en judo, ils sont actuellement plus de 4500 répertoriés dans les classements mondiaux, pour seulement 386 tickets en jeu. Mode d’emploi.

Débutée officiellement le 25 mai 2018, la course aux points pour Tokyo se terminera le 24 mai 2020, à deux mois tout juste du coup d’envoi des Jeux olympiques. La première année de qualification s’arrête ainsi le 24 mai prochain, date à laquelle les six meilleurs résultats de l’année écoulée seront retenus. Les points accumulés sont alors comptabilisés à 50%. Par exemple, la cinquième place de Faiza Mokdar lors du dernier Grand Prix de Géorgie, lui a valu 252 points au classement mondial, mais seulement 126 points pour le classement olympique. Pour la deuxième année de qualification, soit du 25 mai 2019 au 24 mai 2020, les points obtenus sur les six meilleurs résultats seront en revanche comptabilisés à 100%.

À l’issue de cette période, les dix-huit premiers judokas de chaque catégorie seront directement qualifiés, à raison d’un représentant par nation. Ce qui donnera 252 premiers noms, auxquels s’ajouteront les quatorze Japonais qualifiés d’office en tant que combattants du pays organisateur, vingt « invités » au nom de l’universalité des Jeux – des athlètes venant de petits pays non représentés – et cent qualifiés par le biais des quotas continentaux. Vingt-cinq sont attribués à L’Europe (treize masculins, douze féminines), vingt-quatre (douze et douze) à l’Afrique, vingt (dix et dix) à l’Asie, dix (cinq et cinq) à l’Océanie, vingt et un (dix masculins et onze féminines) aux Amériques. Chaque pays ne pourra qualifier qu’un athlète via ce quota continental. À noter que l’édition nippone accueillera autant d’athlètes féminines que de masculins.

Au 8 avril 2019, la Parisienne Faiza Mokdar (photo) pointe au 31e rang du classement olympique des -52kg, avec ses 424 points accumulés depuis sa cinquième place au mondiaux juniors en octobre dernier. Si les Françaises Amandine Buchard-Nordmeyer (1re avec 1975 points) et Astride Gneto (15e avec 886 points) la devancent, la jeune combattante du PSG Judo demeure potentiellement qualifiable.