Marie-Ève Gahié : « Une épreuve à surpasser »

Bien que freinée dans son élan par sa non-sélection pour les Jeux olympiques de Tokyo cet été, la numéro 1 mondiale des -70kg relativise et s’apprête à s’aligner sur les championnats du monde de Budapest avec l’envie de repartir de l’avant pour décrocher un nouveau titre, comme en 2019.

Quelques semaines ont passé depuis l’annonce de la sélection officielle pour les Jeux olympiques, dans laquelle tu n’as finalement pas été retenue. Comment as-tu digéré cette décision ?

J’ai bénéficié de beaucoup de repos, j’ai pu me ressourcer et prendre l’air en famille et avec mes proches, pour mon plus grand bien après cette longue année. Je vis cette non-participation comme une épreuve, et je vais tout faire pour la surpasser et continuer à avancer. C’est juste une case que je n’ai pas cochée cette fois. Après, ce n’est pas parce que je n’ai pas été retenue pour les Jeux que mon année a été mauvaise, tout n’est pas à jeter et il ne faut pas forcément tout remettre en cause non plus.

Marie-Eve Gahie (mai 2021)

Comment as-tu analysé ces championnats d’Europe qui t’ont été fatals ?

Il y avait de la pression le jour J, forcément, à l’issue d’une longue période de qualification lors de laquelle je n’ai pas su être régulière. Sur mon combat que je perds, je ressors du tapis en me disant que la valeur que marque mon adversaire n’était peut-être pas justifiée, mais pas la peine de revenir là-dessus, c’est avant que j’aurais dû faire le boulot pour être tranquille et ne pas en arriver là à Lisbonne.

Est-ce une chance de pouvoir repartir si vite sur un gros événement avec ces championnats du monde dans quelques jours ?

Ça, on le verra le 10 juin (rires) ! M’aligner sur ces mondiaux prouve que j’ai su me relever vite, pour une compétition qui compte dans le parcours d’un sportif de haut niveau. Comme me l’a répété Laurent (Calléja), ce n’est qu’à la fin de ma carrière que l’on pourra faire le bilan, et aller chercher un nouveau titre mondial constitue un véritable objectif pour moi. Il ne s’agit en aucun cas de revanche, qui est un mot que je n’aime pas… Et je ne me rends pas non plus à Budapest pour remettre mon titre en jeu, ou partir à sa défense, mais bien pour en conquérir un nouveau !