L’apprentissage continue pour Faiza Mokdar

Quinze jours après sa première sortie internationale en seniors du côté de Tel-Aviv (Israël), Faiza Mokdar (-52kg) a pu découvrir la ferveur de l’AccorHotels Arena à l’occasion du Grand Chelem de Paris, ni plus ni moins que le plus beau tournoi du monde. En dépit d’un tirage au sort très difficile, la jeune Parisienne de dix-sept ans a fait preuve de caractère et d’engagement.

Posté en tribunes pour suivre le parcours de sa protégée avec le judogi de l’équipe de France, l’entraîneur du PSG Judo, Nicolas Mossion, a apprécié les deux gros duels livrés par la triple championne de France (cadettes, juniors et seniors) 2018. « Faiza n’a rien à se reprocher, elle a tout donné. Je l’ai sentie déterminée, bien concentrée dès le début de sa compétition. » C’est ce qui lui permettait de battre la Sud-Coréenne Bokyeong Jeong, pourtant vice championne olympique 2016 (en -48kg), d’une clé de bras parfaite. Conquis par cette entrée en matière efficace, le public de l’AccorHotels Arena lui réservait une belle ovation, en plus du soutien de sa famille et de ses partenaires du PSG Judo venus en nombre.

Derrière, Faiza Mokdar se présentait face à la Japonaise Ai Shishime, actuelle n°6 mondiale et finaliste des deux derniers championnats du monde (victoire en 2017 et défaite l’an passé). Une redoutable adversaire qui faisait rapidement parler sa science du travail au sol, mais ne parvenait pas à maintenir suffisamment longtemps l’immobilisation, la faute à une sortie rageuse de la Parisienne.

De retour debout, elle rivalisait et était même proche de trouver l’ouverture sur un balayage. Constamment sur l’offensive, elle tentait alors de projeter sur uchi-mata, l’un de ses mouvements de jambe favoris. Mais la Nippone anticipait et lançait la première pour marquer ippon, pour s’en aller, au final, remporter la compétition.

«Je voulais revenir au plus vite au score et, alors que j’aurais peut-être dû temporiser un peu, j’ai vite attaqué et me suis faite contrer, expliquait, lucide, Faiza à sa sortie du tapis. C’est dommage, car j’étais arrivée bien reposée sur ce tournoi, avec ce gros avantage de ne pas avoir à voyager avant de combattre. Je me suis déjà sentie bien mieux qu’en Israël, grâce au travail effectué depuis, sur les gauchères notamment. À moi de réfléchir à mes erreurs pour les corriger au plus vite.»

Sûrement dès les championnats de France juniors qui se profilent début mars à Villebon-sur-Yvette (Essonne), où la Parisienne remettra son titre en jeu.