Djamel Bouras : « Faire progresser et donner de l’espoir à ceux qui le méritent »

Le Président Djamel Bouras fait le point au moment où la section judo du PSG et son combattant phare, le double champion olympique Teddy Riner, accueillent de nouvelles recrues de prestige, dont la championne du monde 2019 Marie-Ève Gahié. Une équipe de plus en plus séduisante se forme à Paris.

Le PSG Judo boucle un premier cycle, pouvez-vous nous en faire le bilan ?
Il est bon ! Notre encadrement nous donne pleine satisfaction. Il y a de l’intelligence et de la compétence manifestes et le travail a, jusque-là, été bien fait. Notre responsable du haut niveau, Nicolas Mossion, a vraiment la côte dans le milieu et il est un véritable argument pour négocier les arrivées nouvelles. Sur le plan sportif, notre équipe jeune sur laquelle nous nous sommes concentrés jusqu’ici a remporté à la fois le championnat national féminin et masculin en juniors, une grande première dans l’histoire du judo français. C’était aussi le doublé pour les garçons en 2019, après 2018. Enfin, nous avons signé notre accord avec la Mairie et le club d’Ivry, ce qui était une très belle étape. Quand on est comme moi ancien athlète, on se souvient à quel point c’est important que le club soit facilement accessible et pas trop loin de l’INSEP. On est impatient de pouvoir utiliser cet outil et de dynamiser aussi nos projets de judo solidaire en Île-de-France, d’académies judo à l’étranger. On est freiné par le Covid-19 pour l’instant, mais on reprend la dynamique dès que possible. Parmi les bonnes nouvelles, il y a également l’arrivée Laurent Calleja, ancien entraîneur de l’équipe de France, pour étoffer le staff élite autour de Nicolas Mossion. Il sera un atout de plus. Pour une section qui a tout juste trois ans, c’est bien.

Une section qui passe un cap avec des arrivées de prestige. Est-ce un changement de politique ?
À vrai dire, non. Nous sommes dans la continuité de la politique « jeune » que nous avions initiée à nos débuts, avec l’idée de préparer l’avenir. Même si Marie-Ève Gahié est déjà championne du monde et Romane Dicko championne d’Europe, la première n’a encore que vingt-trois ans et la seconde vingt. Quant à Alpha Djalo, il a lui aussi vingt-trois ans. Il faut faire progresser, donner de l’espoir à ceux qui le méritent, et c’est leur cas. Et leur expérience de titulaire en équipe de France sera une formidable motivation pour nos jeunes. Ils auront constamment de bons exemples sous les yeux.

.

Néanmoins, voici le PSG considérablement renforcé, notamment avec de nouveaux prétendants aux médailles olympiques individuelles et par équipes dès 2021…
Ce n’était pas le calcul, mais tant mieux si nous sommes plus présents à Tokyo. Désormais, beaucoup d’athlètes ont envie de travailler avec nous, et ce n’est pas une histoire d’argent, mais c’est lié aux perspectives que nous offrons, à la fois dans le sérieux du travail sur le tatami et dans la rigueur de nos engagements vis-à-vis d’eux. On avançait avec pondération, mais cette montée en rythme était prévue, nous sommes dans nos marques. C’est une joie pour nous de commencer à vraiment participer à la reconstruction d’une équipe de France performante chez les garçons comme chez les filles. Avec Alpha, nous aurons la responsabilité et la satisfaction de contribuer à faire grandir le titulaire actuel de la catégorie des -81kg en France et c’est très bien. Tout le monde doit apporter sa pierre au projet. On vient aider et nous sommes optimistes. On y croit !

Alpha Djalo (septembre 2020)

Quel est le statut de la section PSG Judo au sein de ce club au prestige international ?
Et bien… ça reste du judo. Mais nous sommes là, nous faisons partie à part entière d’un des plus grands clubs du monde et nous avons Teddy Riner. Je suis personnellement heureux de pouvoir contribuer à amener la puissance du PSG dans le judo français, aussi bien pour l’élite que dans ce que le judo amène dans les régions en termes de dynamique sportive et éducative pour les plus jeunes. À tous les niveaux, la dimension du PSG n’est pas un écueil, mais un fantastique levier pour nous.

Teddy Riner est entouré d’une équipe plus expérimentée, ce qu’il souhaitait. Qu’est-ce que cela change ?
Sans doute pas mal de choses pour lui qui a toujours aimé les groupes et qui apprécie d’être leader d’un projet collectif. Cela va amener un peu de piment ! Je peux confirmer que Teddy sera aux championnats de France par équipes. Pour quelle ambition ? On verra bien. Ce sera notre première participation. On fera le bilan ensuite. Les équipes, c’est important pour un club, cet esprit de groupe est motivant et ça permet d’offrir aux jeunes des aventures, des opportunités de prendre de l’expérience et de la confiance. Alors rendez-vous à Brest début octobre !