Classique, acte 100 (3/4) : 2000 à 2011

Dimanche soir au Stade Vélodrome, le Paris Saint-Germain et l’Olympique de Marseille vont participer au 100e classique en matches officiels. Retour en 4 actes sur ce duel historique du football français, dominé par les Parisiens (44 victoires, 22 nuls et 33 défaites avant cette centième). Troisième partie : de 2000 à 2011.

Les années 2000 restent un souvenir agréable pour les supporters parisiens face au rival marseillais : si les titres et les trophées ne sont pas toujours au rendez-vous, le Paris Saint-Germain va marquer l’histoire du Classique avec huit succès consécutifs face à l’OM, un « grand huit » inédit alors lors des confrontations entre les deux clubs.

Le Paris Saint-Germain « nouvelle vague » est ses jeunes stars (Peter Luccin, Stéphane Dalmat, Nicolas Anelka ou Bernard Mendy) avaient montré la voie avec un premier succès au Parc des Princes (2-0, le 13/10/2000). Un beau souvenir pour Nicolas Anelka : « Ces matches face à l’OM étaient vraiment spéciaux, car il y avait une grande rivalité entre les deux clubs, les joueurs, les supporters… C’était le match qu’il faut absolument gagner ! »

Deux légendes rouge et bleu vont prendre le relais du buteur parisien : Ronaldinho et Pedro Miguel Pauleta. Le Brésilien va faire plier l’OM au Parc des Princes (3-0, le 26/10/2002) puis au Vélodrome (0-3, le 09/03/2003) avec un festival gravé à tout jamais dans la légende du club de la capitale. Un match inoubliable pour Jérôme Alonzo : « Quel grand souvenir ! Ronaldinho était au sommet de son art, il m’avait dit dans la matinée avant le match : "Je me sens bien, je vais te faire gagner le match", et il a tenu sa promesse. »

Après le départ de Ronnie, c’est Pauleta qui devient le bourreau des Marseillais, avec deux buts exceptionnels face à Fabien Barthez (victoires sur le score de 2-1, le 25/04/2004 et le 06/11/2004). L'international portugais adorait Marseille : « J’ai aimé tous mes buts contre l’OM. Ils étaient beaux, mais surtout très importants pour le club et les supporters. De plus, je n’ai quasiment jamais perdu face aux Marseillais et c’est une petite fierté personnelle. Si je dois en choisir un, il y a celui que je marque pour mon premier Classique au Parc des Princes. Le ballon est à la limite de la sortie de but, je vois que Barthez est sorti de sa cage, l’angle est quasiment impossible, mais je tente le coup, je cadre, et but ! »

Même sans ses stars laissés au repos, les Parisiens s’imposent au Vélodrome lors d’un match incroyable en 16e de finale de la Coupe de la Ligue (2-3, le 10/11/2004). La série de succès s’achève sur un match nul à Marseille (1-1, le 02/04/2005) et une période plus compliquée pour les Rouge et Bleu en championnat, battus à trois reprises au Parc des Princes (2006, 2009, 2010) malgré un beau succès en Provence (2-4) le 26 octobre 2008, avec un grand Guillaume Hoarau.

Les Parisiens ont pourtant remporté le match qu’il fallait gagner : la finale de la Coupe de France (2-1, le 29/04/2006) à Saint-Denis. Une première à ce niveau entre les deux équipes, et une immense joie pour tous les supporters des Rouge et Bleu et Pauleta : « C’était immense, en plus j’étais le capitaine de cette équipe. Quand j’ai touché le trophée, c’était une sensation extraordinaire. Je me rappelle que je me suis retourné vers la tribune des supporters parisiens et voir leur joie, j’en garde un souvenir éternel… »

L’arrivée des nouveaux actionnaires à Paris va changer la donne, les Marseillais s’imposent 3-0 à domicile le 27 novembre 2011 en Ligue 1. Le dernier succès de l’OM à domicile face aux Rouge et Bleu, avant une série exceptionnelle d’invincibilité (20 matches de 2012 à 2020, 17 victoires et 3 nuls) et un Paris Saint-Germain désormais au plus haut en France (26 trophées remportés) pour seulement une Coupe de la Ligue et un Trophée des Champions au palmarès de Marseille depuis 2011.

Classique, acte 100 (2/4) : 1986 à 2000

Classique, acte 100 (1/4) : 1971 à 1985