Alpha Oumar Djalo : « Vraiment l’impression de progresser »

Arrivé en Géorgie en fin de semaine dernière pour un stage international organisé en amont du Grand Chelem de Tbilissi, le Parisien profite de la forte opposition pour peaufiner son judo.

Quel est le programme sur ce stage ?
Depuis notre arrivée, nous nous entraînons au minimum une fois par jour, avec des séances de ne-waza (travail au sol) et de tachi-waza (travail debout). C’est déjà mon troisième rassemblement de l’année après Strasbourg et Tashkent, et c’est une bonne chose de pouvoir combattre avec d’autres adversaires que ceux que l’on côtoie tous les jours à l’INSEP.

Quel est le niveau sur le tapis ?
Il y a vraiment du beau monde, avec les Géorgiens bien sûr, mais aussi les Brésiliens, les Mongols, les Néerlandais, les Belges et les Grecs. Pour ne parler que de ma catégorie, je peux me frotter à des combattants comme Mathias Casse (n°1 mondial, champion d’Europe et vice champion du monde en 2019, NDLR), Tato Grigalashvili (double champion d’Europe 2020 et vainqueur du Masters en janvier, NDLR), Luka Maisuradze (médaillé mondial en 2019, NDLR) ou Frank De Wit (qui reste sur deux podiums en 2021, NDLR). C’est parfait pour faire des combats de qualité, avec des thèmes à travailler plus spécifiquement suivant les profils.

Alpha Djalo (février 2020) 3

Sur quoi insistes-tu en ce moment à l’entraînement ?
On travaille actuellement beaucoup sur la lecture des matches, afin de mieux analyser mes combats, d’être plus précis, de savoir quand il faut changer d’attitude… Je m’attache aussi à poser les mains en premier, pour me mettre aussitôt en activité. J’ai retenu beaucoup de choses de mes deux sorties de l’année au Masters et à Tashkent, et j’ai vraiment l’impression de progresser, que ce soit psychologiquement, tactiquement ou physiquement. Je ne suis pas loin du compte, ça avance comme il faut et je sais que je suis sur la bonne voie. Les sensations sont bonnes, je me sens en forme et je fais tomber, donc tout va bien. La compétition de la semaine prochaine va être intéressante, et je vais vraiment m’appliquer à réussir le transfert avec tout ce que j’ai mis en place sur ce stage.

Comment se gère un stage proposé juste avant une compétition ?
C’est vrai qu’il s’agit d’un nouveau mode de fonctionnement lié à la situation actuelle. Sur le premier, organisé avant le Grand Chelem de Tashkent, nous étions un peu dans l’inconnu, avec un peu de retenue en prévision de la compétition. Cette fois, je mets beaucoup plus d’engagement à chaque séance, car je sais que ce sont ces stages qui me font le plus progresser. Je profite de la situation au maximum, de la chance qui est la mienne de pouvoir voyager pour changer de conditions d’entraînement, car je sais que cela peut être propice pour la suite.