Une victoire en deux temps

Le contexte :
Mercredi soir, le Paris Saint-Germain Handball se déplaçait sur le terrain de Toulouse, lors de la 15ème journée de Lidl StarLigue. Si les voyants étaient tous au vert pour notre équipe, en championnat, avant le coup d’envoi, c’était aussi le cas de son adversaire, qui restait sur une série de quatre succès consécutifs.

Le résumé :
Paris met plusieurs minutes à trouver le chemin du but. Face à un Fenix, pas forcément plus adroit, mais au point au niveau de sa défense, notre attaque a du mal à trouver des solutions. Mais une fois qu’Uwe Gensheimer met sa formation dans le bon sens (6’ : 2-1), plus rien ne semble en mesure de l’arrêter. Notamment lorsque Nedim Remili use de sa puissance pour nettoyer les lucarnes de Yassine Idrissi (13’ : 7-8). La tendance s’est inversée au moment où Uwe, parfaitement servi à l’aile, donne trois unités d’avance aux Parisiens (24’ : 12-15). Mais elle se renverse à nouveau, quand le portier marocain profite d’une sortie de Rodrigo Corrales pour remettre les compteurs à zéro (29’ : 17-17). On pense que les deux équipes vont rentrer aux vestiaires sur ce score de parité, mais notre duo scandinave composé de Sander Sagosen et Mikkel Hansen redonne de l’air aux Rouge et Bleu avant le repos (17-19).

Contrairement au premier acte, l’entame de la seconde période des hommes de Raul Gonzalez frôle la perfection. Dans le domaine défensif, Thierry Omeyer parvient à garder sa cage inviolée pendant plusieurs minutes (32’ : 17-21). De l’autre côté du terrain, l’attaque parisienne fait preuve d’un grand sang-froid et voit ses artilleurs, Mikki, Luc Abalo, Henrik Toft Hansen et Nedim creuser l’écart (36’ : 17-24). Seule ombre au tableau : la disqualification directe de Viran Morros pour avoir mis une main au visage d’un adversaire. Les locaux profitent de ce moment de flottement pour refaire une partie de leur retard (40’ : 20-24). Mais dans l’ensemble, le club de capitale n’est pas mis en danger et gère parfaitement ses 30 dernières minutes (46’ : 24-29). En fin de rencontre, alors que le suspens semble tué, Titi enfonce un peu plus le clou en stoppant un penalty de Ferran Sole (49’ : 24-30), alors que notre jeune pivot, Robin Dourte, inscrit son premier but en Lidl StarLigue dans les ultimes minutes (57’ : 28-35). Il s'agit du dernier de la partie pour son équipe (30-35).

Le Parisien dans le match : Thierry Omeyer
Entré à la reprise, Thierry Omeyer n’a pas eu besoin de temps d’adaptation. Dès son arrivée sur le terrain, le dernier rempart parisien a mis à mal l’attaque toulousaine. Il a notamment permis à son équipe de ne pas encaisser de but pendant six minutes. Une phase de jeu déterminante, puisque c’est au cours de celle-ci que les Rouge et Bleu ont fait la différence au tableau d’affichage. Il a terminé la rencontre avec 8 arrêts (40% de réussite) dont un jet de 7m stoppé dans les dernières minutes.

Le mot : Efficacité
Les attaquants parisiens ont fait preuve d’une grande efficacité devant la cage du Fenix, en trouvant le chemin des filets sur 76% de leurs tentatives. Une statistique à laquelle Henrik Toft Hansen (3 sur 3), Robin Dourte (1 sur1), Luka Karabatic (1 sur 1), Mikkel Hansen (7 sur 8) ou encore Uwe Gensheimer (8 sur 10) ont pleinement participé.

Dans le viseur :
Après avoir maintenu l’écart sur son dauphin en Lidl StarLigue (trois points d’avance sur Nantes, vainqueur d’Istres 39-31), le Paris Saint-Germain peut à présent se consacrer à son autre objectif de ces derniers mois : celui de terminer en tête de son groupe de Velux EHF Champions League. Pour l’atteindre, il ne lui manque plus qu’un point. Il pourrait l’obtenir dès dimanche après-midi, du côté de Celje, à l’occasion de la 13ème journée de Ligue des Champions. Pour rappel, cette place est directement qualificative pour les quarts de finale de la compétition.

(Crédits : J.Azouze/PSG)