Rendez-vous au Parc !

Equipe première

 

 

 

Habitués à contrarier les grosses écuries à La Beaujoire (l’OM puis l’OL il y a 5 jours sont tombés cette saison sous les balles nantaises), les Canaris n’ont pas dérogé à la règle. Ce soir, le Paris Saint-Germain était privé d’une dizaine de munitions (Mbappé s’ajoutant finalement à la liste des absents), et les Canaris ont donc sauté sur l’occasion pour se défaire de leur statut de proie de prédilection (les Parisiens restaient sur 14 succès consécutifs en L1 face au FCN).

Certes, il s’agissait d’un match en retard (de la 28e journée), mais les 22 acteurs n’ont pas perdu de temps pour rendre ce match vivant. Côté parisien, Buffon est le premier à briller, en réalisant une parade époustouflante à bout portant, sur une tête du géant Coulibaly (12e), avant de capter une nouvelle tentative aérienne de Pallois (16e). Gigi serre donc le verrou… avant que La Beaujoire soit le théâtre d’un véritable bijou, lorsque Dani Alves arme un missile des 30 mètres dans la lucarne droite de Dupé, légèrement lobé et ouvre son compteur en L1 (0-1, 19e) !

Malheureusement, dans les rangs nantais, la stupéfaction laisse place à une réaction, là aussi à l’accent brésilien, puisque Diego Carlos égalise d’une tête croisée, sur corner (1-1, 22e). Du tac au tac, le FCN vient de répliquer, une égalisation qui colle à la physionomie de cette partie, équilibrée. Par deux fois, Diaby animera les débats côté droit, finalement stoppé in extremis par Ié (35e) puis le portier nantais (39e). Malgré ces intentions, ce sont pourtant les Canaris qui trouvent la faille juste avant la pause, par Waris, en embuscade au second poteau (2-1, 44e).

La première de Guclu comme éclaircie

Au retour des vestiaires, Nantes va profiter d’un coup de billard pour creuser l’écart, là encore sur corner, et toujours avec Diego Carlos dans le rôle de finisseur (3-1, 52e). Comme à Lille dimanche, la meilleure défense du championnat lâche du lest et Coulibaly, d’une tentative insensée des 40 mètres, frôle le cadre, alors que Buffon avait déserté sa cage (58e).

Le ciel parisien s’assombrit, d’autant que les Jaune et Vert sont sur un petit nuage, en témoignent ce rush de Waris stoppé par Buffon (68e) puis ce boulet de canon de Pallois, là encore boxé par Gigi (74e). Dupé n’est pas en reste, en intervenant sur une tête de Kurzawa (70e), et surtout en détournant sur la base de son montant gauche une tentative en déséquilibre de Choupo-Moting (78e).

Dans le moneytime, l’éclaircie viendra d’un Titi, Guclu d’une frappe croisée profitant de sa première apparition chez les pros (après 15 petites minutes de jeu) pour débloquer son compteur (3-2, 90e). Un souvenir à vie pour lui, alors que cette escale nantaise ne restera pas, collectivement parlant, gravée dans les mémoires. Dans les livres d’histoire non plus, puisque pour décrocher un 8e titre de Champion, il faudra regarder à l’horizon. En espérant avoir droit face à Monaco, dimanche, à de très attendues célébrations, à la maison…