Warren, tu as atteint les 100 matches de championnat avec le Paris Saint-Germain (à 19 ans et 321 jours lors du match contre Auxerre, devenant le troisième plus jeune joueur à atteindre ce cap) ! Qu’est-ce que ce chiffre représente pour toi ?
« C'est avant tout une fierté, la démonstration de la confiance que l’entraîneur, le Président et Luis Campos donnent à tous les jeunes. Cela montre aussi que le club dans son ensemble veut faire confiance à la jeunesse, et mise sur nous. Aujourd'hui, je suis très fier d'avoir disputé ces 100 matches et j'espère qu'il y en aura encore beaucoup ! Ce n'est que du plaisir, et j'espère continuer dans ce sens. »
Tu parles de la jeunesse… Tu es désormais un modèle pour les Titis !
« Sans le faire exprès alors ! Je me rappelle, quand je suis arrivé, il y avait Presko (Presnel Kimpembe) qui était toujours là pour nous donner des conseils ou même le fait d’observer, lui et les autres. Je pense que c'est une chose que tous les jeunes doivent faire, toujours tout donner, regarder et apprendre. Je pense que c'est la meilleure des choses. Parfois, on n'a pas besoin de parler avec tout le monde. On apprend juste en regardant. C'est ce que ce que j'essaye de faire au mieux depuis que je suis arrivé ici. »
Y a-t-il un match qui t’a particulièrement marqué ?
« Tous les matches, tous les trophées remportés aussi, sont forts. On prend du plaisir à jouer en équipe, tous ensemble, avec la philosophie du coach. C'est top pour tout le monde. On a créé un vrai groupe, une vraie équipe. Je pense qu'on est avant tout un collectif, une famille, et c'est juste magnifique. On prend du plaisir à jouer tous ensemble. »
« Il y a des gens qui pensent que c'est facile, qu'on doit toujours gagner 3 ou 4-0, mais ce n'est jamais le cas. On doit toujours tout donner, il n'y a aucun match facile. »
Pour ta 101e rencontre de Ligue 1, les choses n’ont pas été simples à Strasbourg…
« Il y a des gens qui pensent que c'est facile, qu'on doit toujours gagner 3 ou 4-0, mais ce n'est jamais le cas. On doit toujours tout donner et il n'y a aucun match facile. Il y a toujours beaucoup d'intensité, beaucoup de duels, et ce n'est jamais facile d'aller gagner face à Strasbourg à l'extérieur ou ailleurs. Je pense que ce qu'on a fait l'année dernière ou ce qu'on fait encore cette année, c'est magnifique. Il ne faut pas le banaliser parce que c'est toujours difficile de gagner chaque match. »
Tu as disputé tous les matches officiels du club cette saison (33 rencontres, aucun joueur né en 2006 ou après n’en fait autant dans le top 5 européen), étant titulaire à la Meinau pour la 27e fois d’affilée toutes compétitions confondues ! Comment te prépares-tu ?
« Je me prépare toujours de la même manière. J'essaye de toujours jouer les matches avec le plus d'énergie possible, en mettant le plus d'intensité. Et je pense que c'est ce qu’il m'a manqué un petit peu la saison dernière : l'intensité dans mes courses, l'impact dans les duels. J'ai réussi à analyser cela et j'ai retrouvé cette confiance aujourd'hui. Je pense que ça fait la différence et ça me fait du bien. Je prends beaucoup de plaisir à être sur le terrain et essaye de prendre tous les matches de la même manière, sans me poser de questions, et aussi de bien récupérer. On a également le meilleur centre d’entraînement, les meilleurs kinés… Je ne ressens pas la fatigue pour le moment et j'espère continuer dans ce sens, et continuer à jouer le plus de matches possibles. »
« Le coach exige le meilleur de moi-même et n'est jamais rassasié. Il est toujours derrière tout le monde ! Je pense que c'est juste un coach extraordinaire qui n’en a jamais assez, qui veut toujours le meilleur de tout le monde et la meilleure version de chaque joueur à chaque poste. »
Tu as évolué à plusieurs postes avec l’équipe. Est-ce un plus pour toi ?
« Oui, c'est une force. Il faut savoir jouer à tous les postes. Je pense que c'est un plus pour moi, et aussi un plus pour l'équipe d’avoir un joueur qui peut jouer un peu partout, sur lequel tu sais que tu peux compter. Pour moi, peu importe le poste, tant que je joue, je suis content ! C'est avec plaisir que j'aide l'équipe, à n'importe quel poste. »
Tu as notamment beaucoup évolué arrière latéral droit récemment. Qu'as-tu appris à ce poste ?
« J'ai appris à m'aligner avec ma ligne défensive, à avoir le bon tempo pour aller sortir au pressing parce que chez nous, le latéral droit va souvent chercher le latéral gauche adverse. Cela m'a aussi permis de travailler mon cardio parce que c'est différent lorsque tu évolues en tant que milieu de terrain. En kilomètres parcourus, c'est à peu près pareil, mais les courses sont de plus haute intensité et je pense que ça m'a fait du bien. Et quand je jouerais au milieu, cela m'aidera aussi pour mettre encore plus d'intensité et toucher encore plus de ballons. »
« Le Classique ? En tant que Titi, c'est toujours différent ! Après, mes habitudes ne changent pas pour ce match. On veut bien sûr tous le gagner que ce soit nous, joueurs, le club, les supporters... »
2559 ballons touchés, 155 récupérés, 119 duels gagnés, 32 tacles réussies cette saison... Tu fais partie des joueurs possédant les meilleures statistiques dans de nombreuses catégories. Luis Enrique a d’ailleurs eu des commentaires dithyrambiques à ton égard récemment, te qualifiant de "joueur spécial, différent"…
« C'est le coach ! Il a toujours été là pour tous les joueurs. Je me rappelle, quand c'était un peu plus difficile l'année dernière, il ne m'a pas lâché, était derrière moi, à venir me donner des conseils... Aujourd'hui, je suis en confiance, je suis bien et il est derrière moi. Il exige le meilleur de moi-même et n'est jamais rassasié. Il est toujours derrière tout le monde ! Je pense que c'est juste un coach extraordinaire qui n’en a jamais assez, qui veut toujours le meilleur de tout le monde et la meilleure version de chaque joueur à chaque poste. Le fait qu’il parle comme ça de moi, ça me fait plaisir et j'essaye de lui rendre le plus possible sur le terrain tout ce qu'il me donne et de donner toujours le meilleur de moi-même. »
Des échéances très importantes arrivent, à commencer par le Classique au Parc ! Comment abordes-tu cette rencontre ?
« En tant que Titi, c'est toujours différent ! Après, mes habitudes ne changent pas pour ce match. On veut bien sûr tous le gagner que ce soit nous, joueurs, le club, les supporters… Je sais qu'ils seront là, en feu, et nous, allons essayer de faire pareil sur le terrain et on va tout donner pour gagner. C'est l'objectif. C'est toujours difficile de jouer contre eux, mais au Parc, avec les supporters qui poussent, ce sera différent et on va tout faire pour gagner. »