Safonov, Zaïre-Emery, Zabarnyi, Pacho, Hernandez, Doué, Vitinha (C), Ruiz (Beraldo, 86e), Ferran (Ndjantou, 70e), Mayulu (Dro, 86e), Godts (Neves, 70e).
Quelques jours après sa victoire retentissante sur la pelouse de Villarreal en Champions League (0-6), Paris avait rendez-vous pour une dernière journée de Ligue 1 avant la trêve internationale, avec la réception de Troyes. Et pour les 35 ans du Virage Auteuil, les Rouge et Bleu prolongeaient la fête des tribunes jusqu’au terrain dès les premières minutes, avec un Senny Mayulu malchanceux qui voyait son premier tir être détourné sur la transversale par Hillel Konaté (4e), quelques instants seulement avant de toucher le poteau (5e). Le ton était donné, et l’ESTAC réagissait immédiatement avec un bloc plus compact et dense dans l’axe.
La formation de l’Aube s’était bien sûr préparée à subir, mais elle restait à l’affût de la moindre opportunité en contre-attaque. À l’image de Renaud Ripart, qui concentrait à lui seul toutes les offensives troyennes (14e, 22e, 28e). Quant aux hommes de Luis Enrique, ils éprouvaient plus de mal à trouver des solutions au sein de l’arrière-garde de l’ESTAC. Peu avant la mi-temps, Ferran était servi dans la surface adverse et se présentait face à Hillel Konaté, mais l’angle fermé facilitait la tâche du portier aubois (38e). Le corner qui suivait était rapidement joué à deux, et Illia Zabarnyi en profitait pour reprendre le centre de Senny Mayulu et ouvrir le score de la tête (1-0, 39e) !
En début de seconde période, la physionomie du match semblait être la même : malgré le but parisien, les visiteurs ne se découvraient pas davantage, tandis que le club de la capitale gardait le contrôle du ballon. Mais cela n’empêchait pas pour autant les Troyens de se montrer dangereux, avec une nouvelle tentative de Renaud Ripart qui donnait des sueurs froides au Parc des Princes (54e). L’ESTAC était cette fois décidée à jouer plus haut, laissant des brèches à exploiter pour les Parisiens. Côté droit, Désiré Doué faisait la différence et trouvait Warren Zaïre-Emery dans la surface, mais sa tête décroisée venait effleurer le montant d’un Konaté battu (59e).
Face à Ferran en revanche, le gardien de but burkinabè continuait de se montrer impérial (67e). Alors Luis Enrique procédait à des changements sur le plan offensif et dans le cœur du jeu, avec l’espoir que la fraîcheur apportée par les entrants puisse permettre aux Rouge et Bleu de se détacher dans cette rencontre. Mais ce n’était pas suffisant pour faire plier une formation de Troyes solide et tenace, qui donnait du fil à retordre aux Parisiens jusqu’au bout du temps additionnel. Mais au coup de sifflet final, c’est bien le Paris Saint-Germain qui s’imposait logiquement, et enchaînait ainsi un onzième succès consécutif toutes compétitions confondues !
La rage d’Illia Zabarnyi, auteur de l’unique but de la soirée au Parc des Princes, qui signe ainsi sa deuxième réalisation de la saison en Ligue 1 !