Le sprint final est lancé ! À cinq journées du dénouement de cette campagne de Liqui Moly StarLigue, le suspense reste entier dans cette lutte pour le titre. Toujours invaincus, nos Parisiens et Nantes se livrent une véritable bataille à distance avant de s'affronter pour ce qui sera vraisemblablement la finale du championnat le 27 mai prochain à l'AccorArena pour le compte de la 28e journée. Avant cela, les hommes de Stefan Madsen doivent prendre les matches les uns après les autres. Cela commence dès ce vendredi soir avec un déplacement en Bretagne pour défier Cesson-Rennes à la Glaz Arena.
Les hommes de Sébastien Leriche ont toutefois obtenu l'étiquette d'équipe piège ces dernières semaines. En 2026, les Bretons ont transformé la Glaz Arena en véritable forteresse, avec des succès contre Toulouse (34-26) et Chambéry (35-31). Paris est prévenu, mais nos Rouge et Bleu ont l'habitude d'être sous pression.
Le club de la capitale entame parfaitement cette rencontre avec un break d'entrée grâce à Elohim Prandi et Luc Steins. Cependant, Cesson-Rennes ne tarde pas à trouver son rythme dans cette rencontre et reste fidèle à sa récente forme à domicile en donnant du fil à retordre à nos Parisiens (7e : 6-4). Stefan Madsen peut toutefois observer une belle envie de la part de ses joueurs, et c'est l'ensemble de l'effectif qui fait les efforts pour se projeter vers l'avant. Ainsi, Mathieu Grébille, Mateo Maras et Luka Karabatic par deux fois permettent au club de la capitale de reprendre les commandes à l'approche de la fin du premier quart d'heure (14e : 8-10).
Dans la foulée, Jannick Green impose sa loi en repoussant un jet de 7m de Xavier Labigang tandis que Mikkel Lovkvist poursuit son excellente forme du moment en affichant déjà quatre parades après une vingtaine de minutes de jeu, forçant les locaux à poser un premier temps mort (23e : 12-15). Au fil des minutes, la domination parisienne se concrétise de plus en plus et s'orchestre principalement autour d'un homme : Luc Steins. Impliqué sur 13 des 21 buts parisiens à la pause (3 buts, 10 passes décisives), l'international néerlandais a montré la voie dans une première période qui sourit aux Rouge et Bleu (30e : 17-21).
Au retour des vestiaires, Paris bute toutefois sur une défense particulièrement compacte tandis que le secteur offensif des Bretons parvient à trouver des espaces pour refaire son retard. En supériorité numérique, les Irréductibles parviennent même à remettre les compteurs à zéro, nous promettant une fin de rencontre haletante (38e : 22-22). Ce temps faible est toutefois loin de décourager nos Parisiens, qui redoublent d’intensité pour reprendre le contrôle de la rencontre. À l’orée du dernier quart d’heure, le club de la capitale est parvenu à restaurer ses trois buts d’avance grâce à un doublé d’Elohim, imité dans la foulée par Kamil Syprzak (45e : 24-27).
En défense, Jannick Green poursuit son festival en repoussant un nouveau jet de 7m avant de détourner les tentatives d’Egon Hanusz et de Xavier Labigang (50e : 24-30). Malgré l'écart conséquent au tableau d'affichage, les locaux sont loin d'avoir abdiqué et le prouvent en plaçant un nouveau coup d'accélérateur dans le money-time pour revenir à deux longueurs des Parisiens (57e : 29-31). Bousculés, les hommes de Stefan Madsen tiennent bon et décrochent au mental un succès crucial en Bretagne (60e : 31-34).
Kamil Syprzak : 7 buts, Ferran Solé : 6, Elohim Prandi : 5, Luc Steins, Yahia Omar : 4, Luka Karabatic : 3, Simen Lyse : 2, Mathieu Grébille, Sebastian Karlsson, Mateo Maras : 1. Jannick Green : 7 arrêts, Mikkel Lovkvist : 6 arrêts.
Après avoir parfaitement négocié ce troisième déplacement consécutif, le club de la capitale fera son retour au Stade Pierre de Coubertin le dimanche 3 mai à 17h dans le cadre de la réception de Chartres. Un rendez-vous à ne pas manquer, puisqu'il s'agira de l'avant-dernier match de la saison à Coubertin en raison de la délocalisation du choc face à Nantes à l'AccorArena le 27 mai prochain. Après ce duel face aux Euréliens, les Rouge et Bleu retrouveront Coubertin un mois plus tard, le samedi 6 juin face à Tremblay lors de l'ultime journée.