A l'exception de son nul sur le terrain de Pelister en EHF Champions League (34-34), le Paris Saint-Germain Handball a remporté toutes ses rencontres en 2026, et surfe sur une excellente dynamique à l'heure de recevoir Toulouse. Cette semaine, les hommes de Stefan Madsen sont venus à bout du champion d'Europe en titre, Magdebourg, à Coubertin (34-26), et ont validé leur quatrième place, synonyme de barrage retour à domicile.
Leader de Liqui Moly StarLigue avec deux points d'avance sur Nantes, le club de la capitale veut continuer sur sa très bonne dynamique contre le Fénix, provisoirement sixième du championnat à hauteur des places européennes. C'est un beau choc de tableau qui s'annonce à Coubertin, pour la dernière avant la trêve internationale.
Les premiers instants donnent le ton, l'ouverture du score de Luc Steins étant suivie d'un arrêt de Mikkel Lovkvist sur jet de 7 mètres. Impérial face à Magdebourg, Elohim Prandi s'offre déjà deux buts, et les Parisiens prennent un premier avantage dans cette partie (5e : 3-1). Notre gardien danois fait sa loi, et empêche de longues minutes les Toulousains de marquer un deuxième but, aidé en prime par une défense agressive et bien organisée.
C'est bien le club de la capitale qui domine les débats à l'issue du premier quart d'heure, faisant respecter son statut (15e : 7-2). Dans cette partie entre les deux meilleures défenses du championnat, c'est l'attaque parisienne qui fait la différence, même si, au fil des minutes, le Fénix retrouve un peu de son efficacité. Au coeur de cette première période, les débats sont devenus plus équilibrés (21e : 8-6).
Comme on pouvait s'y attendre, la rencontre est assez peu ouverte, et les deux formations profitent tour à tour de leurs temps forts. L'entrée de l'ancien Toulousain Ferran Solé, auteur de trois buts, a fait du bien aux hommes de Stefan Madsen (26e : 11-7). Avec un Mikkel toujours inspiré, Paris file vers la mi-temps avec une belle avance, et a les clés en main pour confirmer en seconde période (30e : 15-9).
Parti en contre-attaque, Ferran commence le deuxième acte comme il a fini le premier, en inscrivant sa quatrième réalisation pour tout de suite lancer les siens. Les Rouge et Bleu sont très bien revenus des vestiaires, et continuent de mettre sous pression les hommes de Danijel Andjelkovic (35e : 18-11). Notre dernier rempart poursuit de son côté son festival : déjà 10 arrêts au compteur !
Les hommes de la capitale semblent inarrêtables à la reprise, et multiplient les coups fatals à la défense toulousaine (41e : 22-13). Le tout en déployant une grande variété sur le plan offensif, avec pas moins de cinq joueurs à quatre buts ou plus. Les Parisiens n'en finissent plus de gratter des ballons et de punir leurs adversaires en contre. Toujours en état de grâce, Mikkel écoeure le Fénix, impuissant face aux parades incessantes du portier danois, qui bat son record d'arrêts en championnat (17).
Avec une animation fluide, les Rouge et Bleu régalent un Coubertin en fête (50e : 27-14). Ferran Solé confirme son excellente partition en portant son total de buts à neuf, et par la même occasion qu'il aime particulièrement affronter son ancien club, sa proie favorite dans l'élite. Redoutables, les joueurs de la capitale s'imposent largement contre le Fénix, et poursuivent leur très bon début d'année 2026 (60e : 39-21).
Le Paris Saint-Germain retrouvera le chemin de la compétition après la trêve internationale avec un match à Nîmes le 27 mars à 20h, puis la réception de Istres le dimanche 5 avril à 16h. Deux matches pour continuer à garder la tête de la Liqui Moly StarLigue, calés autour du grand retour de l'EHF Champions League, avec un barrage aller très attendu contre Veszprem le 1er ou 2 avril.
Homme du match : Mikkel Lovkvist : 17 arrêts, 45%.
Ferran Solé : 9 buts, Gautier Loredon, Elohim Prandi, Yahia Omar : 5, Luc Steins, Kamil Syprzak : 4, Simen Lyse, Sindre Heldal, Noah Gaudin : 2, Karl Konan : 1.