Nous sommes le 18 février 2017. Les Parisiens se déplacent au sein de la Flens-Arena, ancien nom de la Campushalle, l'antre de Flensburg-Handewitt. La formation allemande, championne d'Europe à Cologne trois ans plus tôt, reste un adversaire coriace, d'autant plus à domicile. Les hommes de Zvonimir Serdarusic doivent s'imposer pour maintenir leur distance avec leur adversaire du soir, qui complète le podium du groupe A et pointent à trois unités des Parisiens. En tête du groupe, Barcelone reste à la portée du club de la capitale, ne possédant que deux longueurs d'avance à trois journées de la fin.
Cette affiche est donc cruciale pour les deux formations, alors que seule la première place du groupe était, à l'époque, directement qualificative pour les quarts de finale de l'EHF Champions League. Comme on pouvait s'y attendre, la bataille fait rage entre Flensburg et Paris. A la pause, les Allemands mènent la danse grâce à un collectif fort qui ne fait que très peu d'erreur (30e : 18-15). Alors mal engagés, les Rouge et Bleu vont signer une seconde période éblouissante, à l'image des performances de Jesper Nielsen (8 buts) et de Nedim Remili (7 buts).
Mené d'un but à une minute de la fin de la rencontre, le club de la capitale va pousser jusque dans les ultimes secondes, et c'est sur un incroyable kung-fu initié par Uwe Gensheimer et conclu par Nedim Remili que Paris s'impose au buzzer devant un public médusé (60e : 33-34). Si les Parisiens échoueront à terminer en tête du groupe A, cela ne les empêcheront pas d'écrire la plus belle page de leur histoire quelques mois plus tard, dominant Nantes et Szeged pour se rendre au Final4 de Cologne, où ils domineront Veszprém avant de chuter cruellement en finale face au Vardar d'un certain Raul Gonzalez.