Il ne fait peu de doute qu'avant le coup d'envoi du championnat, ce duel face à Saran ne semblait être qu'une rencontre parmi tant d'autres dans le marathon du club de la capitale. Et pourtant, après un mois de compétition, Saran ne pointe qu'à deux longueurs du club de la capitale, et affiche une forme éblouissante. Avoir trois victoires après quatre journées était déjà inespéré. Le faire en ayant dominé à l'extérieur Limoges (28-30) et Saint-Raphaël (22-26), deux des cinq représentants français en Coupe d'Europe cette saison, est un exploit considérable.
Nos Parisiens sont prévenus, il faudra s'attendre à une nouvelle bataille dans une Co'Met Arena qui s'annonce bien remplie pour l'occasion. Déjà poussé dans ses retranchements à Limoges (33-35) et vainqueur non sans difficulté lors de ses précédents rendez-vous contre Cesson-Rennes (30-24) et Chambéry (29-32), le club de la capitale devra livrer une nouvelle bataille pour creuser l'écart avec un rival surprise !
La dernière journée de la saison régulière de Proligue 2025-2026 restera assurément dans les annales du handball français. Le 7 mai dernier, Saran, Ivry et Caen sont à égalité avec un bilan identique au moment de débuter l'ultime journée. Tous les trois vainqueurs lors de ce dernier rendez-vous avant les playoffs, le titre est attribué à Saran malgré une égalité parfaite entre les trois rivaux, grâce à une meilleure différence de buts particulière.
Cet été, Saran a dû composer avec plusieurs départs majeurs en dépit de son retour dans l'élite après deux ans d'absence. L'aile droite a notamment été totalement renouvelée suite aux départs de Luka Radovic, troisième meilleur buteur de l'histoire du club (597 buts en 119 matchs) et de Lucas Petit, qui a renforcé les rangs de Limoges. Si les recrues proviennent principalement de deuxième division, elles nourrissent toutes une ambition débordante et se greffent à un collectif solide marqué par la présence de plusieurs all-stars. On compte notamment Alban Simonnet, élu meilleur demi-centre de l'antichambre de l'élite la saison dernière, ou Clément Damiani, qui a quant à lui été récompensé pour ses performances au poste d'arrière droit lors des deux dernières campagnes de Proligue.
L'aspect le plus frappant chez les Septors sur ce début de saison est sans aucun doute la conviction qui émane de leur style de jeu. Luis Cruz est parvenu à bâtir une équipe qui joue sa carte à fond et ne semble pas connaître la pression. Plusieurs joueurs peu expérimentés en Starligue ont déjà fait leurs preuves, à l'image d'Alban Simonnet. Formé à Nantes, avec qui il a disputé 17 matchs dans l'élite en trois ans, le demi-centre de 22 ans compte déjà 16 buts et autant de passes décisives cette saison, s'imposant comme le fer de lance des attaques loirétaines.
Si les joueurs de champ performent, celui qui impressionne le plus jusqu'ici est bien le dernier rempart des Septors, Zoran Radic. Après quatre saisons à évoluer dans l'ombre de Nebojsa Grahovac, Julien Meyer ou Milan Bomastar à Chartres, son club formateur, il rejoint le Loiret à l'été 2024. Avec au moins 200 arrêts lors de chacune de ses deux campagnes de Proligue, le portier bosnien impressionne.
Pour sa première campagne de numéro 1 en Starligue, il figure pour le moment en tête du classement en nombre d'arrêts (45, ex-aequo avec Valentin Kieffer et Romain Mathias) et en pourcentage de réussite (37%). Une entame de saison si impressionnante qu'il figure parmi les trois nommés au titre du joueur du mois de septembre aux côtés, notamment, de Luc Steins ! Les Parisiens devront ainsi faire preuve de sérieux pour ne pas mettre leur adversaire en confiance !
Ce duel face à Saran sera l'occasion de retrouver deux anciens éléments du centre de formation parisien : Noa Narcisse et Thomas Loppy. Après avoir fait ses premiers pas dans le monde professionnel avec Paris (24 matchs entre 2023 et 2025), Noa a fait son trou chez les Septors. La saison dernière, le jeune arrière gauche de 22 ans avait grandement contribué au titre de champion des Centrevallois, apportant aussi bien offensivement (89 buts, 117 passes) que défensivement (63 neutralisations, 23 récupérations, 13 contres).
Thomas Loppy fait quant à lui partie des nouveaux visages arrivés cet été. Lancé dans le grand bain en 2022 par Raul Gonzalez, alors entraîneur des Rouge et Bleu, notre ancien Titi s'est également aguerri dans l'antichambre de l'élite en passant quatre ans à Cherbourg. C'est dans le Contentin qu'il s'est fait un nom sur la scène nationale en étant élu meilleur défenseur de Proligue lors des deux dernières saisons. En moins de trois mois, le pivot de 25 ans est déjà devenu un pilier de l'effectif sarennais et a déjà accumulé 22 neutralisations après quatre matchs. Seul le Dunkerquois Gautier Crepel (23) fait mieux.
Une fois n'est pas coutume, les Parisiens vont être les premiers à jouer cette semaine en Starligue. Vendredi, Saint-Raphaël tentera de sortir de la zone rouge lors de son déplacement à Caen, tandis que Tremblay visera un troisième succès de rang contre Sélestat. Samedi, Nantes se déplacera à Dunkerque, tandis que Montpellier recevra Chambéry. Battu par nos Rouge et Bleu la semaine dernière, Limoges ira en Bretagne pour défier Cesson-Rennes. Enfin, dimanche, Nîmes et Toulouse recevront Aix et Chartres.
Le Starmatch de la semaine entre Paris et Saran sera diffusé en direct et en exclusivité sur beIN SPORTS 3 ce jeudi 1er octobre, avec un coup d'envoi prévu à 20h à la CO'MET Arena d'Orléans.