Ce duel entre la Pologne et l'Autriche était l'un des plus attendus entre deux formations pour qui l'absence au prochain mondial serait un véritable échec. Alors que les Autrichiens peuvent s'appuyer sur un effectif jeune et prometteur, la Pologne compte davantage sur son expérience pour faire la différence. C'est justement ce qui a potentiellement permis aux hommes de Jota, ancien entraîneur adjoint de nos Rouge et Bleu, de repartir de Graz avec une longueur d'avance.
Comme l'on pouvait s'y attendre, les deux formations se sont rendu coup pour coup pendant soixante minutes, mais ce sont les Polonais qui ont fait un gros coup en marquant le but de la victoire à vingt secondes du buzzer (26-27). Décisif à deux reprises, Kamil Syprzak a prouvé son importance dans cet effectif qui brigue une quatrième qualification consécutive à un Mondial.
Si le choc entre la Pologne et l'Autriche s'annonçait équilibré, la Norvège partait quant à elle largement favorite face à la Turquie, qui rêve toujours d'une première qualification à un tournoi majeur. Au fil des minutes, la formation de Jonas Wille, qui disputera ce samedi son dernier match à la tête de la sélection scandinave avant son départ à l'issue de la saison, a creusé l'écart face à des Turcs sans solution. Simen Lyse a assuré le spectacle devant son public, trouvant le chemin des filets à six reprises et jouant un grand rôle dans cette large victoire (43-30). Les Norvégiens pourront désormais aborder le match retour en Turquie avec moins de pression et le sentiment d'avoir fait un grand pas vers le Mondial en Allemagne.
Ces dernières années, les Pays-Bas ne cessent de s'imposer comme l'une des nations émergentes du handball mondial. Absente de tous les tournois majeurs entre 1961 et 2020, la formation batave a participé à tous les championnats d'Europe et du Monde depuis. Ainsi, les hommes de Staffan Olsson, autre ancien entraîneur adjoint du club de la capitale, partaient favoris face à la Grèce, qui ne s'est qualifiée qu'à un seul Mondial (2005) et Euro (2024) dans son histoire.
Bousculés en première période (30e : 14-12), les Néerlandais ont réagi en seconde période, comptant même cinq longueurs d'avance à l'orée du money-time (52e : 20-25). Alors que la victoire semblait scellée, les Grecs vont placer un coup d'accélérateur au bon moment pour infliger un cinglant 9-1 sur les dix dernières minutes, suffisant pour remporter cette première manche avec deux longueurs d'avance (60e : 29-27). Luc Steins, auteur de deux buts, et les siens devront ainsi redoubler d'intensité lors du match retour à Rotterdam ce dimanche s'ils veulent prendre part au prochain Mondial.