Dès son entrée en lice dans le premier tour fédéral, le Paris Saint-Germain a montré de quoi il était capable, étrillant Chartres (8-0). Le symbole déjà d'une formation résolument tournée vers l'avant, capable de véritables démonstrations offensives. Un adage qui continue de se vérifier au tour suivant, mais cette fois à l'extérieur, avec une nouvelle prestation pleine contre Rouen (1-6).
Déjà double buteur face à Chartres, Pierre Mounguengue récidive contre les Normands, se posant comme le fer de lance d'une équipe talentueuse. Les Titis, décidément inspirés, s'offrent un nouveau festival en 16es de finale contre Le Mans (0-5), avec en ligne de mire la finale au Stade de France. Avec 28 buts marqués dans la compétition avant la finale, les jeunes Rouge et Bleu sont la meilleure attaque de la Gambardella cette saison.
En huitièmes de finale, les jeunes Parisiens doivent se défaire du Havre, adversaire présent dans leur poule de championnat national U19 contre qui ils s'étaient inclinés (1-2) lors de leur dernière confrontation. Au Campus, les Rouge et Bleu font preuve de maturité pour remporter une précieuse victoire (2-0). Devant à la mi-temps grâce à un penalty transformé par Adam Ayari, les joueurs de la capitale assurent leur place en quarts de finale dans les cinq dernières minutes, sur une réalisation de Mamadou Meïté.
C'est un autre club normand qui se présente au devant de Paris pour mettre fin à son parcours déjà formidable dans la compétition, Caen, qui avait également tenu en échec les Titis en championnat plus tôt dans la saison (2-2). Au Stade Michel D'Ornano, la machine Rouge et Bleu paraît inarrêtable, et fait le spectacle (1-4), avec un nouveau doublé de Pierre Mounguengue, le co-meilleur buteur de l'équipe sur cette campagne, aux côtés d'Adam Ayari (sept buts chacun).
Pour accéder à leur première finale de Gambardella depuis 1998, les Parisiens doivent l'emporter à Nantes, trois fois vainqueur de l'épreuve. Surpris d'entrée, les Titis parviennent à renverser la rencontre sur une frappe superbe de Mathis Jangeal, mais concèdent l'égalisation juste avant la mi-temps, dans une rencontre à haute intensité. Pour trouver la faille, les Rouge et Bleu sont forcés de puiser dans leurs ressources, poussés dans leurs retranchements.
Avec un excellent Arthur Vignaud en seconde période, le club de la capitale reste dans le coup, avant de piquer les Nantais. En toute fin de match, avec un brin de réussite, le centre de Toumani Diagouraga vient heurter le poteau avant de rentrer dans le but. A une minute de la fin du temps réglementaire, Paris arrache sa place en finale, au terme d'un match une nouvelle fois spectaculaire (2-3).
La récompense d'un beau parcours, qui peut le devenir encore plus en cas de victoire au Stade de France le 22 mai prochain. Alors que les Parisiens courent après un succès en Gambardella depuis 1991, leur adversaire Montpellier visera un quatrième trophée. Mais, portés par une attaque de feu et une faim de titres, les Rouge et Bleu ont les arguments pour s'imposer et marquer l'histoire du club !