Une statistique, une seule, résume à elle-seule les 95 minutes à suspense vécues par les 44 414 spectateurs du Parc. Avec 39 tirs au but, Paris a battu ce dimanche soir le record de tirs sur un match en Ligue 1. En face ? Une seule et unique frappe – d’une précision diabolique - en début de match, signée Pedretti pour l’ouverture du score (0-1,9e).

Et si l’on veut encore creuser davantage, on pourrait ajouter les 782 ballons joués contre 219, ou les 18 occasions dénombrées côté parisien… Vous l’aurez compris, cette grande première de la saison aura été à sens unique au niveau comptable, mais très accrochée au tableau d’affichage !

Longtemps,  très longtemps, on se dirigea vers un succès au caractère d’un onze ajaccien terriblement bousculé mais au moins aussi courageux. La faute principalement à un énorme Ochoa dans la cage corse, quasiment imbattable, comme lors de son dernier passage Porte d’Auteuil, en janvier dernier.

Illustration avec une autre statistique totalement atypique : très en vue à la pointe de l’attaque et particulièrement entreprenant, Ibrahimovic aura pris sa chance à 10 reprises en une soirée, voyant à chaque fois le gardien mexicain enchainer parade sur parade !

Ochoa taille géant dans la cage, mais également chanceux par séquences, notamment sur ses deux tentatives de Capitaine Thiago Silva repoussées…par sa barre transversale (81e, 90e+3) !

Quelques minutes après avoir frôlé un succès aux forceps, le club de la capitale venait alors tout juste de trouver la faille, après une énième tentative.  Joli clin d’œil : la délivrance arriva de l’homme le plus attendu de la soirée, on parle bien évidemment d’Edinson Cavani, d’ores et déjà adopté par le peuple Rouge et Bleu !

On jouait alors la 86e minute, et l’Uruguayen,  plein axe, effaça la défense ajaccienne avant de placer un missile en pleine lucarne dans un Parc en ébullition (1-1, 86e) !

Edinson qui change la donne, mais on retiendra surtout que le Matador démarre fort, à l’image des premiers pas là aussi fracassants d’Ibrahimovic, il y a tout juste un an face à Lorient.

Un tandem qui devrait faire trembler les défenses mais surtout les filets aux quatre coins de l’Hexagone cette saison. Comme son duo de choc, le groupe de Laurent Blanc est encore en rodage.

On pourrait énumérer ici et retranscrire la bonne douzaine d’occasions supplémentaires qui alimentèrent ce Paris-Ajaccio, mais l’essentiel est ailleurs.

Enthousiasmant et même séduisant par moments, ce Paris Saint-Germain version 2013-2014 devrait frapper fort au fil des semaines. Et avec une pointe de réalisme en plus, on pourrait même vivre de très belles soirées prochainement.

A commencer dimanche prochain à Nantes, pour le retour d’un des grands classiques du championnat ? Réponse dans une semaine à La Beaujoire…