En ce dimanche électoral, Paris était de retour dans le Nord. Une semaine tout juste après avoir concédé son cinquième revers de la saison sur le terrain du voisin lillois (1-2), le PSG avait l’occasion face à Valenciennes d’envoyer un message à ses concurrents directs pour le sacre.

En jouant 24 heures avant le leader montpelliérain et le LOSC, le club de la capitale se voyait offrir l’opportunité de mettre la pression sur ses rivaux. En cas de succès bien évidemment.

Rassurés par une victoire en milieu de semaine face à Saint-Etienne (2-0), les hommes de Carlo Ancelotti ont surtout en tête avant le coup d’envoi de renouer avec le succès hors de leurs bases. Quasi imperturbables au Parc, les Parisiens courent en effet depuis près de deux mois, et une victoire en terre dijonnaise (2-1), après 3 points glanés à l’extérieur.

Et à trois journées de l’épilogue du championnat, le mot d’ordre est limpide : gagner en terre nordiste, pour continuer à croire au titre. Et retrouver une cadence de potentiel champion…

Tout commence pourtant à contresens pour cette première sortie du PSG dans le flambant neuf Stade du Hainaut. La première véritable incursion nordiste dans le camp parisien va d’entrée glacer le onze de la capitale. Sur un long ballon, Aboubakar s’infiltre entre Jallet et Alex pour placer une frappe en pivot, détournée par la jambe du défenseur brésilien du PSG. Verdict : Ouverture du score pour VA, après 8 petites minutes (1-0, 8e).

On retrouve le même protagoniste quelques minutes plus tard. Après s’être défait de Maxwell d’un crochet, Aboubakar enchaîne par un tir repoussé par Sirigu sur sa ligne…dans les pieds de Gomis, en embuscade, qui double la mise (2-0, 11e).

Une entame de match cauchemardesque pour des Rouge et Bleu alors sonnés. Mais paradoxalement, ce scénario va véritablement lancer le match des hommes de Carlo Ancelotti, qui, on le sait, sont capables de sursauts fulgurants.

Illustration quasiment dans la foulée, lorsque Ménez, d’une merveille de balle piquée, lance Nene qui place une frappe imparable sur la gauche de Penneteau et permet au PSG de recoller immédiatement au score (2-1, 15e) !

Ce 18e but personnel cette saison du Brésilien signe le début d’un temps fort parisien, ponctué de phases collectives abouties.

Ménez, encore, et par deux fois (25e, 33e), et Alex sur coup-franc font trembler Penneteau, mais c’est un autre néo-Parisien qui va permettre aux Rouge et Bleu de recoller à la marque.

Paris inverse la tendance

Sur une attaque placée, Nene fixe la défense nordiste avant de glisser à Maxwell, lancé dans son couloir gauche. Une action estampillée « Made in Brésil » qui voit l’ancien Barcelonais tromper Penneteau d’un plat du pied parfaitement exécuté (2-2, 40e).

Enfin, dernier épisode de ce scénario à rebondissements juste avant la pause.  Pastore plein axe lance Matuidi dans la profondeur, qui s’en va ouvrir lui aussi son compteur but en Rouge et Bleu en battant le portier valenciennois d’un tacle glissé (2-3, 45e).

Mal, voire très mal engagé, le onze de la capitale aura donc mis un peu plus de 30 minutes pour inverser la tendance et prendre une option sur la partie.

Au retour des vestiaires, la démonstration de force se poursuit sur la pelouse du Hainaut. Emmené par un trident Pastore-Nene-Ménez des grands soirs, Paris, irrésistible par séquences, va encore se distinguer.

Ménez-Nene-Pastore : trio gagnant

A lui seul, le quatrième but parisien résume la force de frappe collective du PSG : El Flaco décale Nene, qui sert Ménez en première intention. La suite ? Un nouveau geste décisif de l’international tricolore, qui ne laisse aucune chance à Penneteau d’un tir enveloppé à ras de terre (2-4, 59e).

Une fois ce récital offensif effectué, le PSG va tout de même se voir menacé par des Valenciennois toujours dangereux en contre. Sirigu est à la parade sur un coup-franc en force de Sanchez (70e). Un premier avertissement donc. Suivi, toujours dans le même exercice, d’un rappel à l’ordre pour le PSG, lorsque Cohade, aidé du poteau, trouve la lucarne droite du portier italien pour la réduction du score (4-3, 80e).

Dans les dix dernières minutes, capitaine Jallet (88e), puis Gameiro (89e) sont tout près de soigner davantage le goal average, finalement en vain.

Quel suspense !

Mais l’essentiel est bel et bien ailleurs : en s’imposant au Hainaut, Paris a relevé le challenge du soir, à savoir s’imposer en dehors de la capitale. Un succès majeur, qui permet donc aux hommes de Carlo Ancelotti, désormais assurés mathématiquement de terminer sur le podium, de reprendre la tête du championnat, en devançant Montpellier à la différence de buts.

Bien sûr, le leader héraultais jouera dès ce lundi soir, mais un faux-pas face à des Rennais toujours en course pour une place européenne n’est pas à exclure. Et propulserait le PSG en position idéale avant d’entamer ses deux derniers rendez-vous.

Nous n’en sommes pas là, mais parfois les scénarios peuvent se révéler quelque peu spectaculaires...