Le gardien de but du PSG évoque sa longue période d’indisponibilité et la situation actuelle du club de la capitale.
Greg, c’est une surprise de te revoir si vite !« La rééducation suit son cours. Si j’ai pu revenir sur le terrain lundi, c’est parce nous avons beaucoup travaillé en salle au niveau des appuis et des prises de balle pour garder une certaine tonicité, aussi bien au niveau des bras que des jambes. J’ai énormément bossé en début de rééducation, avec trois heures de séance le matin et deux l’après-midi. Entre les soins et le travail, on savait où on allait. Il me tardait de surprendre tout le monde donc c’est une bonne chose. » La date de votre retour est-elle avancée ?
« Je me fixe d’être présent dans le groupe le 17 avril (le PSG se déplacera à Saint-Etienne, son club formateur). L’idée est de travailler pendant tout le mois de mars et de retrouver une certaine aisance. Après, pour tout ce qui concerne la frappe de balle, c’est très très délicat. On avance petit à petit en se fixant des paliers chaque semaine. C’est vrai qu’à l’heure actuelle, je suis agréablement surpris. Je pensais être davantage embêté. D’un jour à l’autre, la blessure évolue bien. »

Le contexte sportif est difficile et l’extra sportif est encore plus lourd. Qu’en pensez-vous ?
« C’est encore l’image du Club qui souffre. Au niveau sportif, nous nous sentons responsables car peut-être que s’il y avait de bons résultats, il n’y aura pas tous ces problèmes et cette montée de la violence. C’est aussi le reflet de la société. Les gens craignent de moins en moins la police et cela crée des débordements. Le sport n’a rien à voir là-dedans. Le foot est un sport populaire. Dimanche, en sortant du stade, j’ai vu tous ces débordements. C’est très impressionnant. Monsieur Leproux a fait preuve de beaucoup de courage pour prendre des mesures contre tout cela. » Les supporters du PSG sont de nouveau pointés du doigt…
« Leur image est ternie par une minorité. Au Parc, il y a 45 000 spectateurs et beaucoup de passionnés de sport, d’amoureux du PSG. En arrivant au Club, j’ai été agréablement surpris par tous ces fans qui sont derrière nous, nous encouragent et qui sont inquiets à cause des résultats mais qui ne le revendiquent pas par la violence. »

Penses-tu qu’aujourd’hui l’effectif du PSG est de qualité ?
« Je pense qu’on a une bonne équipe, mais qu’on manque de leaders, de joueurs qui ont la rage. L’ambiance est bonne dans le vestiaire, mais presque trop au vu des résultats. On vit bien. Quand on gagne on est content, quand on perd on est déçu, mais il manque cette haine de la défaite. Peut-on transformer des gentils garçons en tueurs ? Je ne sais pas. » Ressens-tu actuellement le poids de porter le maillot parisien ?
« Je le savais et c’est pour ça que je suis venu. Porter le maillot du PSG c’est avant tout une fierté, mais ce sont aussi des obligations et devoirs. Il faut en être conscient et assumer ce statut. »
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