A l’occasion de la reprise de l’entraînement ce mercredi au Camp des Loges, le docteur Eric Rolland évoque l’état de forme du groupe professionnel à quelques jours du déplacement à Sochaux.
Comment avez-vous retrouvé le groupe ce matin ?« Nous avions rendez-vous ce matin après 3 jours de quarantaine. Joueurs, staff et encadrement sont restés chez eux et on suivi un traitement au Tamiflu. Nous avons tout fait pour éradiquer le virus dans le groupe. Et les experts sont unanimes pour dire que trois jours de traitement, sans problème, permettent de penser que le virus est éradiqué. En parallèle, nous avons fait nettoyer de fond en comble le centre d'entraînement. Nous nous protégeons au maximum. Ce matin donc, tout le monde s'est présenté et nous n'avons pas relevé de cas de température élevée ou fièvre résiduelle. Le groupe est apte pour reprendre comme ce fut le cas ce matin, par un footing notamment. Le bilan est plutôt favorable et les malades se sentent mieux à présent. »

Le match à Sochaux va donc pouvoir se jouer correctement ?
« Difficile de s'exprimer aujourd'hui. On continue le traitement pour éviter de voir réapparaître des syndromes grippaux. Les effets secondaires du Tamiflu ne sont pas trop important sur le comportement lors d'activités physiques et musculaires. Nous serons tributaires de l'évolution de l'état du groupe au jour le jour. Mais on se protège raisonnablement. »
N'est-il pas possible de vacciner le groupe et ainsi être débarrassé de cette grippe A ?
« C'est malheureusement impossible aujourd'hui. Le vaccin ne sera disponible au grand public qu'à partir du 15 novembre. Et préalablement, seul le personnel médical, les femmes enceintes et les enfants pourront l'obtenir. En attendant, nous ne pouvons nous protéger qu'à l'aide du Tamiflu. Mais il se pose une vraie question sur l'intérêt de vacciner ou non un groupe de joueurs, peut-être déjà tous contaminés et qui, par conséquent, ne pourraient plus attraper la grippe A. Mis à part les trois cas identifiés, rien ne nous permet de dire formellement que d'autres sont touchés même si la présomption est importante. Et c'est bien pour cela que la rencontre de ce week-end a été reportée. C'est un vrai problème de santé publique. Le risque n'a pas été pris et il a été évité qu'un groupe potentiellement contaminé ne se rende dans un stade. »









































