Au lendemain de son premier but en Ligue 1, Guillaume Hoarau est revenu sur la victoire du PSG face à Bordeaux (1-0). L’attaquant Rouge et Bleu savoure mais mesure encore le chemin qu’il reste à parcourir. Entretien…
Guillaume, comment analyses-tu la victoire face à Bordeaux ?« Nous devions nous racheter de notre défaite à Monaco (0-1) et nous l’avons bien fait. C’était dur, très dur mais si nous continuons de faire les efforts sur le terrain nous allons alors être récompensés. Il fallait également rester concentré de la première à la dernière minute et nous avons répondu présents. Bordeaux a bien joué, mais nous nous sommes accrochés. Ça a payé, tant mieux. Nous travaillons depuis le début, et l'ambiance dans le vestiaire est très bonne. Il fallait être patient et se donner.» Peux-tu nous raconter ton premier but avec le PSG…
« Sylvain Armand centre assez fort. Je prends le ballon du pied droit, mais je rate un peu mon contrôle. Je suis un peu en arrière alors j'essaie de la placer. J'ai eu la réussite, tant mieux. » Est-ce que ce premier but te libère d’un poids ?
« Pour tout attaquant, c'est important de débloquer son compteur but. J'ai trouvé le chemin des filets, je suis content, mais je ne m'arrête pas là. C'est une récompense collective, nous sommes restés soudés sur le terrain, même si ça a été dur. Ce but, je le marque et j'ai vu le soulagement dans les yeux de mes partenaires quand ils l’ont célébré avec moi. C'est ça le plus fort. Si nous gardons cet état d'esprit, nous allons continuer d’avancer. » Comment juges-tu la Ligue 1 par rapport à la Ligue 2 ?
« C'est un très bon championnat. Tout va plus vite. Les phases offensives et défensives sont plus précises et il faut vraiment rester concentré à chaque seconde. L'impact physique est également plus important. Après, quand on est bien dans sa tête, on est alors capable de faire de belles choses. C'est en partie une question de confiance. » En confiance justement, tu sembles l’être…
« Je sais ce que j'ai à faire pour pouvoir m'imposer à ce niveau et la route est encore longue. Cela fait deux ans que je travaille dur pour pouvoir jouer ce genre de matches. Je ne voulais pas rater ma première au Parc des Princes. Je savais que j'aurais des occasions et, que ça passe ou pas, je me suis dit que je devais me donner et surtout prendre du plaisir. Tout le monde rêve de jouer des rencontres comme celle-là. Pour moi, le rêve est devenu réalité et je devais répondre présent. J'espère que cela ne sera pas mon dernier but. Maintenant je vais tout mettre en œuvre pour continuer de progresser. »


































