Habitués du Parc des Princes, si vous cherchez le footballeur le plus gradé de l’Hexagone, levez juste les yeux. Focalisez-vous sur le flanc gauche du terrain, distinguez un maillot floqué 17 et en 7 lettres vous avez la réponse : « M-A-X-W-E-L-L ». Depuis le 12 janvier 2012, le latéral brésilien apporte sa science du jeu, garnie d’une bonne dose de génie et d’une exemplarité authentique.

Un polyglotte qui parle un langage universel : le football

En s’investissant dans le projet parisien il y a 5 ans et demi, le natif de Cachoeiro de Itapemirim a voulu donner une nouvelle impulsion à une carrière déjà majestueuse. A son arrivée dans la capitale, son CV est parlant, garni de noms ronflants : Ajax, Inter Milan, Barça. Un triptyque qui inspire le respect et dessine un pedigree. Néo-Parisien, Maxwell a alors 30 ans et accessoirement 17 titres au compteur ! Champion dans chaque pays où il s’est produit (Pays-Bas, Italie, Espagne), l’intéressé est qualifié de « Top player » ou « Fuoriclasse » selon les territoires conquis. Cohérent finalement, pour un joueur polyglotte à la ville, lui qui maîtrise cinq langues ! Deux Coupes du Monde des Clubs et une Champions League en 2011 glanées avec Barcelone finissent de dessiner la trajectoire d’un champion racé.

Et puis, vint Paris. C’était écrit : un homme à la courbe ascendante et un club à l’appétit grandissant feraient bon ménage. Alors après l’union, place à la moisson ! Immédiatement, la greffe prend et « Max » devient un « VIP ». Comprenez « Very Important Parisien », vital dans la colonne vertébrale de l’effectif, au même titre que les Matuidi, Verratti, Thiago Motta ou…Ibra, son ami de toujours.

Paris, terre d’adoption, terre de conquêtes !

Ensemble, ils écrivent l’histoire contemporaine du club, déjà ineffaçable. Un premier titre de champion en 2013, puis 2 triplés concernant Maxwell les 2 exercices suivants, avant un quadruplé en 2015-2016 bâtissent la légende de cette « dream team » hexagonale. Le tout agrémenté de beaux frissons européens, avec notamment 4 quarts de finale de Champions League de rang. A Paris, Maxwell se trace également un destin international, en endossant à 10 reprises la mythique tunique de la Seleção (2013-2014), notamment sur ses terres, lors du Mondial brésilien.

La classe dans la peau et l’humilité comme credo, l’intéressé restera avant tout comme un grand monsieur sur son terrain d’expression préférentiel : le terrain. Collectif par essence, il a également pris régulièrement la lumière, troquant les distinctions individuelles. Elu footballeur de l’année aux Pays-Bas en 2004 (avec l’Ajax), il s’est glissé à 3 reprises dans le onze-type de l’année en Ligue 1 (2013, 2015, 2016), établi lors des Trophées UNFP.

A l’aube de ses 36 printemps, le doyen de l’effectif s’avance donc vers la fin de son aventure rouge et bleu. On regarde dans le rétro, et en 212 apparitions avec le Paris Saint-Germain, il aura inscrit 13 buts, mais surtout additionné… 13 trophées ! En collectionneur qu’il est, il voudra assurément ajouter une 14e ligne au bilan le 27 mai, en s’adjugeant face à Angers la centième Coupe de France de l’histoire. Un éventuel…31e titre personnel pour ce footballeur insatiable. Devenu tout simplement légendaire.