Coach, voyez-vous ce contrat comme une reconnaissance du travail accompli ces deux dernières années et demi, ou plutôt comme une nouvelle mission qui s'offre à vous ?
« Il faut penser au futur tout simplement, je le vois ainsi. Bien entendu, il s’agit d’une marque de confiance forte, je suis très heureux, ainsi que pour mon staff d’ailleurs. Un entraîneur n’est rien sans son staff. Pour nous, continuer l'aventure est une marque de confiance mais aussi une grande responsabilité. Le club est ambitieux sur le plan national et européen, et nous allons tout faire pour atteindre nos objectifs, en France, comme sur la scène européenne. Nous allons y arriver, nous sommes prêts. Nous sommes conscients d'être dans un très grand club où l'exigence est très élevée. Mais avec l'expérience acquise depuis trois ans, nous pouvons faire encore mieux. J'ai eu un staff qui m'a permis de m'installer, d'apporter quelques chose à cette équipe et à ces joueurs, ce n'était pas facile. Nous y sommes arrivés. Mais rien n'est jamais acquis dans ce sport, nous serons attendus au tournant. Et c'est normal ! Nous sommes nous-mêmes très exigeants avec les joueurs, et inversement. Nous sommes capables de faire de grandes choses, de faire encore mieux, notamment en Europe. Mais pouvoir travailler avec la confiance des dirigeants va nous permettre d'aller plus loin. Merci au club et au Président. Nous allons tout donner. »

Comment décririez-vous votre relation avec le Paris Saint-Germain ?
« Tout d'abord, c'est une histoire qui commence à durer. Ce métier-là n'est pas facile, tous les entraîneurs vous le diront. Cela fait désormais trois ans que je suis ici. C'est une belle durée, la moyenne est généralement plus courte. J'ai la confiance renouvelée des dirigeants, pour deux années supplémentaires... c'est la première fois que l'on me fait autant confiance sur une durée si longue. J'espère que je serai à la hauteur de cette confiance. »

A la fin de cette saison, vous serez le deuxième entraîneur parisien au classement de la longévité...
« Toute la difficulté est de devenir le premier ! »

Comment trouver la motivation quand on a 24 points d'avance au classement ?
« Quand on est entraîneur, il faut être un gagneur, un compétiteur. Les éléments qui sont au Paris Saint-Germain depuis quelques années sont des gagneurs, des vainqueurs, nous l'avons prouvé sur le terrain. Il y a encore une compétition qui nous résiste, la Champions League, qui est très difficile à gagner. Mais un jour, le Paris Saint-Germain la gagnera. »

Les deux matches de la saison dernière contre Chelsea restent un moment important dans votre carrière d'entraîneur ?
« Oui, absolument. Je l'ai vécu depuis le bord du terrain, de très près. Tout le monde s'en souviendra encore dans plusieurs années. Ce que nous avons fait à dix contre onze à Stamford Bridge restera dans les mémoires. Il y a eu d'autres exploits par le passé, et j'espère qu'il y en aura d'autres dans les années à venir. J'en suis même convaincu. »

Le scénario de ce match était fou? Pensez-vous qu'il a contribué à vous conforter dans votre philosophie de jeu ?
« Avec ce scénario en effet, à dix contre onze, voir que nous étions toujours supérieurs dans le jeu grâce à notre philosophie, et nous qualifier... je peux vous assurer que c'était le pied total ! J'espère revivre des soirées comme celle-là, elle m'avait procuré beaucoup de plaisir. »

Le match qui arrive peut-il être considéré comme la « belle » ?
« Oui, effectivement. Ce sont aujourd'hui deux grands clubs, avec de grands joueurs sur le terrain. Ce sera très serré, comme lors des confrontations précédentes. Nous les avons déjà battu, pourquoi pas récidiver mardi avec le soutien de notre public. Il aura également un rôle capital ! »