Alex, tu as marqué coup sur coup en Ligue 1 à Guingamp (1-1) puis contre  Bordeaux (2-0), ce qui porte ton total à 9 buts sous le maillot parisien. Est-ce important pour toi d’enfiler aussi le costume de buteur ?
« Oui, car cela me permet d’aider encore plus l’équipe. Sur les coups de pied arrêtés, je sais que je peux remporter pas mal de duels, que ce soit dans notre surface ou dans celle de nos adversaires. Être aussi décisif en attaque, pour un défenseur, cela donne encore plus de confiance. Contre Guingamp, qui a réussi à contrarier notre jeu, on était en train de perdre. C’était donc une bonne chose d’aller arracher un point. Notre objectif est de décrocher le titre en championnat et il est très important de rester régulier, d’engranger des points à chaque match. Voilà pourquoi j’étais aussi très heureux d’inscrire le deuxième but contre Bordeaux, car mon geste nous assurait définitivement les trois points. »

Le style de jeu offensif voulu par Laurent Blanc est-il un avantage ou un inconvénient pour la défense ?
« C’est une très bonne chose pour nous (les défenseurs) ! Plus on joue dans le camp adverse, moins on est mis en danger derrière. Bien sûr, comme l’équipe attaque beaucoup, il faut être très attentif au niveau de notre placement défensif. Les libéraux, les latéraux, les milieux… On doit tous être bien placés afin de ne pas être surpris par une contre-attaque. Le football d’aujourd’hui va toujours plus vite. Peu importe l’équipe contre laquelle on joue, il faut avoir un tempérament offensif. Ici, aucun défenseur n’a de problème avec ça. »

Récemment, tu as dit croire encore en tes chances de participer au Mondial. Pourtant, tu n’as plus été sélectionné depuis quelques années…
« Depuis 2009, en effet (18 sélections entre 2003 et 2009). C’est très difficile d’intégrer la Seleçao, car la concurrence est féroce sur toutes les lignes. Les spécialistes estiment que trois défenseurs axiaux sont quasiment certains de participer à la Coupe du Monde (Thiago Silva, David Luiz et Dante). Comme le sélectionneur (Luis Felipe Scolari) semble en vouloir quatre, cela signifie que j’ai encore une chance. En m’entraînant dur et si j’enchaîne les bonnes performances durant les quatre prochains mois, je peux y arriver. En tout cas, j’y crois. »

Dans l’effectif, vous êtes cinq Brésiliens à pouvoir prétendre participer au prochain Mondial. Selon toi, combien auront cet immense privilège ?
« Thiago Silva et Maxwell sont quasiment assurés d’y aller, et je croise les doigts pour eux. Lucas aussi, à mon avis, doit être dans le groupe. C’est un joueur très important pour l’équipe. Après, il reste Marquinhos et moi… L’un d’entre nous doit y aller. Je suis content que Marquinhos ait déjà cette opportunité, il est un grand espoir du foot brésilien. C’est un excellent joueur et un très bon gars. Pour répondre, je pense que quatre d’entre nous iront à la Coupe du monde. »

Interview à retrouver en intégralité dans le numéro 134 de 100%PSG >>>